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Les 108 mouvements
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«
À quels moments, cette figure ?... »
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L'histoire de Tai
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Mes
clefs de pratique
du tai chi
Présentation
C'était sur les Plaines
d'Abraham, à Québec. Par hasard, j'ai vu un groupe en plein exercice. Je
me suis approché... Il se dégageait de ce grand ballet une telle
impression de force légère, que tout de suite c'est devenu clair pour
moi : « il faut que j'essaie ça ! »
Le
tai chi taoïste, une discipline dérivée des arts martiaux
millénaires, forme un ensemble astucieux : un enchaînement
de 108 mouvements, où reviennent une quarantaine de
figures distinctes. Beaucoup plus qu'une série d'exercices d'élongation musculaire
et d'équilibre physique, le tai chi est aussi une longue méditation en
mouvement, une école d'équilibre mental d'une grande valeur.
Ses
effets, si on tient bon à le pratiquer, ne tardent pas à se faire sentir
sur plusieurs plans : circulation d'énergie, équilibre, souplesse et
même grâce du mouvement, etc. Personnellement,
j'ai été stupéfait à deux reprises, au fil de ma pratique soutenue qui remonte à 1993. La première fois, c'est lorsque je me suis
rendu compte que ma façon d'ouvrir une porte avait changé
―
vous savez, ces lourdes portes d'édifices publics où on s'arrache le bras,
surtout vous Mesdames. Peu à peu, je m'étais mis à utiliser tout le corps,
et non plus seulement la force du bras, augmentant mon efficacité et
protégeant ma colonne vertébrale.
La
seconde fois a été au pied du Mont Sinaï, en Égypte, au retour d'une
randonnée au sommet : on vous amène assister à un lever de soleil
inoubliable... mais vous devez fournir les jambes !
Plusieurs des marcheurs avaient présumé de leurs forces, certains
avaient complété le trajet à dos de dromadaire. À la fin du parcours je serais reparti
vers la montagne, et
même en courant ! La pratique quotidienne du tai chi m'avait renforcé les
muscles des cuisses, beaucoup plus que je ne l'aurais cru.
Mais
il y a un hic : tout ça nous arrive si on tient bon à le pratiquer. Et là
est le défi. J'ai vu quantité de gens commencer et s'arrêter après
quelques mois, au mieux après quelques années. En présentant plus loin
l'histoire de Taï,
j'explique comment j'ai été tenté d'abandonner moi aussi plusieurs
fois, surtout au cours de la première année.
C'est pour des personnes
pareilles que j'ai réuni les outils qui suivent : j'ai
réussi à tenir bon en partie grâce à eux. Comme je n'en avais pas trouvé, j'ai dû les inventer. Créer
L'histoire de
Taï
m'a aidé à mémoriser l'enchaînement, tandis que le tableau « À
quelles étapes, ce mouvement ?... » m'a permis de vérifier, quand
j'étais un peu perdu, si
je logeais les bonnes figures aux bonnes étapes. Ces deux outils ont augmenté ma satisfaction et ma
consistance dans la pratique, et du coup
j'ai persévéré. Dans la suite, je n'en ai plus eu besoin, mais au départ
ils ont été décisifs pour me donner confiance à continuer.
Si bien
qu'après une quinzaine d'années, démarrer ma journée avec le tai chi est devenu
naturel comme me brosser les dents, ou presque, avec le plaisir de le
pratiquer même dehors en hiver, sous la neige qui tombe ou la bourrasque
du vent. Avoir tenu bon au tai chi reste une de mes grandes occasions de fierté.
Tous les guides de
croissance personnelle nous amènent à une même adresse : chercher le
bonheur dans la qualité de présence à l'instant qui passe. La pratique
du tai chi me le rappelle quand je serais tenté de l'oublier, en même
temps qu'elle est un cadeau que je me fais à chaque fois. De là je
me suis dit que cette section pourrait être aussi un cadeau à
l'intérieur du site Grandir.
Denis
Breton

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Tenir bon au TAI
CHI

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