((( À vous la parole )) )

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VOS RÉFLEXIONS,
VOS TEXTES COUP-DE-COEUR

 

  • Plusieurs personnes heureuses...

J'ai vu plusieurs personnes heureuses...

Il y a certaines personnes souriantes, mais pas heureuses. Autrement dit, elles ne savent pas le bonheur, ou plutôt elles le cherchent mais ne le trouvent pas, tout en souriant...

D'autres ont connu le bonheur à partir des souffrances...

Et enfin d'autres ont connu le bonheur en suivant leur religion, qui est leur passion. En suivant Dieu, l'adorant, lui obéissant et en craignant Sa punition... Elles sont religieuses, quoi !

J'ai trouvé que ces personnes ont beaucoup d'amour, de compassion, d'intelligence, de sensibilité, etc. Le bonheur est en elles, car elles adorent Dieu et sont sincères...

J'ai remarqué chez ces personnes que leur religion, et tout conseil ou n'importe quel mot qui sort de leur bouche, sort sincèrement, avec liberté, et surtout nous touche et nous influence car elles sont de bonnes personnes, des personnes sincères.... La sincérité est une très bonne et importante qualité dans la vie.

Amira (2008-11)

 

  • On est toujours plus fort...

Je crois que tous les êtres humains sont blessés, même s'ils n'ont pas vécu la guerre ou d'autres atrocités, ce qui n'est pas nécessaire pour que le coeur se plonge dans la souffrance. Ainsi fait l'être, l'être fragile certes, mais habité par une Force. Je crois que malgré toutes les atrocités que les « méchants » peuvent faire subir à leurs semblables, ils ne pourront JAMAIS atteindre le lieu sûr de notre être profond. Et je crois que c'est à cause de cela que même face à la mort, on est toujours plus fort et on réussit à surmonter toujours. Une partie de nous est invincible au mal et le mal n'aura JAMAIS le dernier mot.

Tran Lam, auteure de La Survivante
** et de Entre l'ombre et la lumière ** (2007-12)


 

  • Entrer en soi

Les expériences difficiles,les souffrances, les manques, peuvent être le creuset d'une infinie gratitude, d'une joie tangible.

Dans un premier temps, d'être passé au travers... puis de faire face à la seule voie qui reste parfois... Entrer en soi et s'accorder une bienveillante attention... une délicatesse, du soutien, du repos, de l'amour. Revenir à l'essentiel, respirer, voir, toucher, entendre, goûter fermer les yeux et entendre de l'intérieur la demande de son âme... demande minuscule presque silencieuse... Écoute...
Laisser doucement les mémoires se dissoudre dans la lumière du pardon à soi, aux autres acteurs dramatiques du passé...

Plus profonde est la joie et la gratitude d'être encore en vie et de la déguster... au creuset de la nouveauté, découvrir les possibles infinis qu'offre la fragrance de la vie... De l'humilité du brin d'herbe... à la splendeur enveloppante du soleil... et de tous ceux qui les voient.

C. L., Sherbrooke, QUÉBEC (2006-05)

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  • Aujourd'hui est une belle journée pour mourir
    (citation indienne)

Aujourd'hui est une belle journée pour renaître
On meurt un peu chaque jour
Puisqu'on bouge, on change et que le moi d'aujourd'hui n'est plus celui d'hier
Je suis différent(e) chaque jour
Ainsi va la vie
Comme un long fleuve tranquille...
Enfin, pas toujours aussi tranquille que ça...
Sinon on s'ennuierait
Chaque goutte d'eau qui passe dans le fleuve est différente de la suivante
Et pourtant c'est toujours le même fleuve
Qui change chaque jour et qui est infiniment semblable et différent
Aujourd'hui est une belle journée pour mourir
Si je suis bien, si je suis vraiment moi
Alors, plus rien ne me fait peur
Surtout pas la peur de me perdre et de changer

Eric d'Antimo, Koan, Le souffle d'or, sept. 1995.

Ce texte nous est proposé par Eioka, de Nantes, FRANCE  (2003-04)


 

  • Le cadeau des pauvres

Je travaille depuis 10 ans à Haïti comme coopérant dans les bidonvilles et j'ai découvert que nous pouvons apprendre beaucoup des pauvres. Il s'agit de les écouter et d'en tirer des leçons de cheminements apparemment lents, mais d'autant plus mûrs et enracinés. Ce sont des gens qui n'ont rien, mais ils ont quelque chose que nous avons perdu dans notre société moderne : c'est d'être humaniste avec une grande force de vivre.

Anonyme (2005-07)

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  • Les jeunes d'aujourd'hui

À quoi ressemblent des jeunes de 16 à 20 ans dans la société d'aujourd'hui ? Eh bien, s'ils s'apparentent aux 4500 élèves auxquels j'ai enseigné depuis 15 ans, on pourrait les décrire comme des intelligences en éveil.

En fait, ils ne ressemblent pas du tout aux images toutes faites qui circulent dans l'opinion publique : des jeunes désillusionnés, imbus d'eux-mêmes, désoeuvrés, revenus de tout, hypermatérialistes et individualistes. Des enfants moules, affirment certains. Ils sont tout le contraire de cela, pour peu qu'on leur donne la chance de le manifester. En réalité, chaque fois que je lève les yeux sur eux, je remarque dans leurs regards de l'intelligence qui cherche un chemin, une voie afin de s'extérioriser.

Bien sûr, l'esprit qui transperce leurs prunelles revêt différentes formes. Il y a les intelligences éclatantes, celles qui s'expriment par le regard flamboyant des élèves heureux d'apprendre et qui semblent toujours en vouloir plus. Ce sont celles-là qu'on remarque immédiatement dans une classe.

Il y a également des intelligences ténébreuses, qui se révèlent souvent dans des attitudes obscures, comme chez les gothiques. Ceux-ci sont surtout sombres dans leur apparence, mais une petite flamme vacille toujours au fond de leur personnalité. Il suffit de l'alimenter. Il y a aussi les intelligences de braises, celles qui couvent sous le conformisme, mais qui ne demandent qu'un souffle avant de s'enflammer. Ce sont les plus nombreuses.

Évidemment, il y a quelquefois, mais rarement, des intelligences qui semblent mortes, aux regards éteints. Souvent cette attitude cache des blessures profondes. Des jeunes abandonnés, solitaires, qui cherchent une bouée à laquelle s'accrocher.

Tous ces jeunes ont des rêves, des désirs et de l'énergie à revendre quand on réussit à accrocher leur attention. Ils ne sont pas encore atteints par les maux du siècle : le cynisme et le négativisme qui font qu'on ironise sur tout et qu'on ne croit plus personne.

Au contraire, ils cherchent des idées nouvelles, de la nourriture spirituelle à se mettre sous la dent. Ils veulent aller au-delà des apparences dans lesquelles on les confine trop souvent. Car ils ne sont pas seulement beaux et belles par la jeunesse de leur corps, mais bien plus par leur soif de savoir et leur désir de trouver des idéaux.

À l'heure où les politiciens mentent de façon éhontée, où les modèles d'intégrité et de discipline se font rares dans la société, où les vedettes déçoivent, où la tricherie semble omniprésente dans toutes les sphères d'activité, où les scandales se succèdent à un rythme effarant, rencontrer 150 jeunes de 16 à 20 ans chaque semaine devient une cure de désintoxication contre le cynisme ambiant et redonne espoir en l'être humain qui a encore toutes les possibilités devant lui.


Guy Ferland, professeur de philosophie au Collège Lionel-Groulx, « Les jeunes, des intelligences en éveil », Libre opinion, Le Devoir, 10 mai 2005.

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  • Secret

Mon nom est Cherry,

J'ai vécu des agressions sexuelles pendant plusieurs années et garder ce (secret) était plus lourd que la guérison.

Québec (2004-10)

 

  • Enfants abusés

    La personne réagit ici à l'histoire de Sonta, une enfant de 8 ans, esclave de la prostitution à Bangkok. 


Comment traduire en mots l'émotion qui m'habite sinon en laissant parler mon coeur. La lecture de ce texte m'amène une grande tristesse et un sentiment d'impuissance. Mais après, il y a l'action.

Nos enfants abusés, qu'ils soient d'ici ou d'ailleurs, sont victimes d'une forme de trahison d'adultes. C'est à nous qu'est confié le mandat de leur donner l'amour et de favoriser la confiance en eux et en la vie. Et pourtant, comme pour Sonta et tous les autres, seule la peur les tenaille dans leur ventre.

Alors, je peux me donner bonne conscience en pleurant sur leur pauvre sort ou encore en souscrivant à des campagnes d'aide, mais est-ce suffisant ?

Il y a environ 10 ans, j'assistais à une conférence de la juge Andrée Ruffo, grande défenderesse des enfants. Elle faisait partie d'un tribunal international composé de juges dont le but est de sortir les enfants victimes d'abus monstrueux. Elle a relaté une cause. De petits enfants de 5 ans, parfois plus jeunes, nus, tous assis sur des grands bancs de bois troués pour permettre l'évacuation, menottés par des chaînes aux chevilles. Ils restaient là 10 à 12 heures par jour à peindre des objets en bois, destinés à être vendus à l'Occident.

Madame Ruffo nous exhortait de cesser d'acheter ces "décorations" qui effectivement étaient peintes à la main, mais au prix de la souffrance et de la maltraitance d'enfants. À partir de ce moment, plus jamais je ne me suis faite complice de ces abuseurs.

Ne serait-ce pas aussi la façon d'agir pour nous, le touriste occidental qui achète les faveurs des enfants abusés sexuellement ?

Je crois fermement que nous pouvons faire une différence en cessant d'être complices par notre silence, en devenant des conscientisateurs sociaux et en n'encourageant plus par nos achats de biens ou d'humains. Ces types d'abus n'existent-ils pas parce que nous les consommons ?

Si nous cessons d'encourager ce marché, curieusement, cette inaction devient action. Et surtout, continuer à espérer que les choses peuvent changer. Que leur reste-t-il à ces enfants si nous baissons les bras ?... 


Lorraine Lemay, Shawinigan-Sud, QUÉBEC (2004-07)

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  • Lâcher prise

La vie est mouvement : accueil d'un côté, lâcher prise de l'autre. Lorsque quelqu'un se retrouve à vivre des expériences douloureuses du même type, par exemple à s'associer avec un conjoint qui ressemble aux conjoints précédents, avec des coupures de relation qui se ressemblent d'un partenaire à l'autre, c'est qu'il n'a pas encore appris de cette zone d'expérience. Il se pourrait bien qu'elle ait à voir avec quelque chose sur lequel il n'arrive pas à lâcher prise.

Jacques Lavigne, Québec (2004-05)


  • Transformer

Merci pour le Feuillet 28 [de L'Allumeur de réverbères]. J'ai l'impression d'avoir vécu la même chose que votre ami Gilles dont vous faites mention. La transformation d'un événement en expérience positive n'est pas facile tant qu'on demeure dans l'énergie négative de l'expérience. Il m'apparaît que la façon la plus complète de transformer une "souffrance" en éléments positifs d'évolution de vie est de trouver des avantages, des découvertes de soi, qui touchent à la fois notre vie émotive (le coeur) et notre vie cérébrale (la compréhension rationnelle). Nous pouvons, bien sûr, ne trouver à une souffrance que des "plus" émotifs, ou que des "plus" rationnels. Cependant, la meilleure transformation est celle qui nous a fait cheminer aux deux plans. 

Merci pour l'énergie que vous mettez à être un allumeur de réverbères. Salutations.
 
Jacques Lavigne, Québec (2003-02)


  • Parfum

Une relation amoureuse, c'est comme un luxueux parfum vaporisé : il en retombe toujours un peu sur les personnes près de nous.

Claire Després, Québec (2002-02)

 

  • Durer

Qu'est-ce qui nous fait durer, nous soutient et nous rassure ?
Quant à moi, à défaut de certitudes et de preuves infaillibles, je m'en tiens à des 'indices' qui parlent au coeur. Et ce sont les plus belles valeurs, en particulier l'amour et l'amitié, qui soutiennent mon espérance.

E.C., Sainte-Foy, QUÉBEC (01-11)

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  • Regard sur la vie

Je me passionne pour regarder la vie à travers la nature et à travers les personnes. Récemment, je faisais une visite à ma belle-mère adorable dans Charlevoix. Comme j'ai l'habitude, son chien m'a amené faire un tour dans la forêt tout près de la rivière Malbaie. 

En regardant vers le ciel, je fus témoin d'un spectacle qui me fascina... durant plus de 15 minutes. Là dans les cieux, une formation d'oiseaux se dirigeait vers le sud-est. Un oiseau de proie tentait de saisir un des membres de la formation. Aussitôt que l'oiseau de proie se rapprochait, les oiseaux attaqués se regroupaient en boule autour de lui... comme un essaim d'abeilles. L'oiseau de proie à son tour tentait de se protéger en s'éloignant du rassemblement. Après quelques secondes, les oiseaux reprenaient leur formation, pour être à nouveau attaqués par lui. À nouveau les oiseaux attaqués se regroupaient en boule et chassaient l'intrus. Après de multiples attaques et répliques, l'oiseau de proie s'est éloigné... bredouille.

 N'est-ce pas comme cela dans la vie des humains: lorsque l'un d'entre nous est dans une mauvaise situation, tous nous devons nous regrouper pour le supporter.... « tous pour un un pour tous... »  Et j'ai rendu hommage à mon beau-père et à ma belle-mère qui ont 15 enfants ... et qui nous ont tous appris à nous entraider... comme ce voilier d'oiseaux face à l'agression de l'oiseau de proie.

Merci à la vie pour ces merveilles.

Jacques Lavigne, un citoyen du monde (01-10)

 

  • Au bout

Va au bout de tes rêves, au bout de toi-même. 
Debout lève les bras, psalmodie la vie et sa beauté. 
Chante et accueille le levant, chante et recueille-toi au couchant. 
Va au bout de ta vie, au bout de tes rêves. Va, admire la vie.

Enieledam, Charny, QUÉBEC (2000-09)

 

  • Si on pouvait choisir...

Si on pouvait vivre seulement ce qu'on choisit de vivre, on passerait à côté d'expériences tellement merveilleuses, tellement constructives, qui font de nous des êtres en pleine évolution.

Si on pouvait choisir, on n'irait jamais dans certains endroits où nous porte la vie. Des endroits où il fait noir et froid, des endroits qui font peur. 

Mais c'est souvent dans ces endroits, où l'on est seul face à soi-même, qu'on fait des découvertes inestimables qui, loin de nous détruire, nous aident à continuer dans la lumière...

Thalie, Saint-Hyacinthe, QUÉBEC  (2000-03)

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  • La notion de vérité

J'ai relu L'allumeur de réverbères ...avec toujours autant d'intérêt.

Le Feuillet 27 m'a fait réfléchir à nouveau sur la notion de vérité. Je m'interroge et je crois que la Vérité n'existe pas, du moins pas comme l'avancent les systèmes dogmatiques religieux ou nationalistes, sinon patriotiques. La Vérité, selon les systèmes, est un ensemble dogmatique.

Je crois qu'au niveau de la recherche spirituelle du divin, de l'amour universel, il y a de multiples vérités qui se réfèrent chacune à l'état d'évolution intérieur de chaque individu dans l'espace-temps. Ma vérité découverte aujourd'hui ne sera plus la même demain. À partir du moment où on se réfère à la "vérité" d'un système, on se retrouve à l'orée d'un conflit puisque la vérité, le schème de référence du système de croyances, sera automatiquement en opposition avec le système de référence d'un autre groupe humain. Or, c'est la la base des conflits entre les humains.

Je crois donc que la seule vérité qui existe est l'existence de l'amour divin, de Dieu. Toutes les autres "vérités" sont des interprétations passagères de ce que nous vivons, dans le temps et le lieu où nous vivons. La création d'un système de référence de base avec des vérités est donc, dans ma conception des choses, la base du conflit perpétuel que se livrent les humains entre eux. Pour atteindre la paix sur terre, il faut donc arrêter de rechercher la "Vérité" autre que celle de l'existence de l'amour. Il faut reconnaître simplement que chaque individu a sa perception passagère sur l'interprétation de la vie et que cette perception est en éternelle évolution ou ...changement selon le temps, le lieu et l'état de conscience de chaque individu.

Dès lors, le défi de chacun est de trouver comment y arriver, avec lui-même et avec les autres, en respectant les perceptions temporelles et spatiales des individus.


Jacques Lavigne, Québec  (2003-01)



  • Prendre les événements  

La vie se charge de nous envoyer des événements qui nous aideront à grandir, tout est dans notre façon de les recevoir. Si on les repousse du revers de la main, si on décide de prendre la fuite, elle continuera à nous envoyer des signaux, de plus en plus difficiles à ignorer.

Quand on est en plein désespoir, on ne voit pas toujours la signification de toutes ces contraintes, mais si on lui donne le temps, et si on arrive à avancer dans la confiance, on finit par comprendre pourquoi ... et même parfois, à remercier, parce que, sans ces événements, nous ne serions pas qui nous sommes.
 

Thalie, Saint-Hyacinthe, QUÉBEC  (2000-07)

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  • Mon coeur

Ce petit délinquant qui ne m'écoute pas, qui n'en fait qu'à sa tête, lorsqu'il sent là, là tout près, un peu de chaleur, un peu de tendresse, un peu d'amour. Il ne désire rien d'autre que l'amour, mon coeur. Et parfois, il est aveuglé par la flamme brillante d'un coeur égaré. Elle danse autour de lui de farandole en cabriole. Il n'a qu'un désir, se laisser aller à virevolter, à danser, à étaler sa splendeur de coeur, avec cette folle flamme. Il ne se dompte pas, ce petit délinquant au coeur fragile. Il se relève encore et encore. Si on regarde bien, on voit les nombreuses cicatrices qui l'enveloppent. Il a certes voulu se durcir, se fermer à tout jamais. Il a bien essayé, mais en vain. Il est fait pour aimer, mon coeur, ce petit délinquant plein de douceur.

Enieledam, Charny, QUÉBEC (00-09)

 

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  • Plusieurs réponses..

Je me suis fait poser une question à laquelle j'ai beaucoup réfléchi avant de répondre : « Quelle serait la chose la plus importante à apprendre pour quelqu'un dans sa croissance personnelle ? ...»  J'ai eu l'idée de la poser à une amie dont j'admire le rayonnement. Voici ce qu'elle m'a répondu. (L'éditeur)


J'ai eu beau chercher, je n'ai pas trouvé de réponse à la question. C'est qu'il n'y en a pas une, mais plusieurs : la mienne, la tienne, celle de chacun; celle d'hier, celle d'aujourd'hui, celle de demain...
Et puis, au fond, c'est que je n'aimais pas trop la question : pourquoi aujourd'hui? pourquoi « en croissance personnelle » ? Ne sommes-nous pas toujours en train d'apprendre ? La vie est une croissance et elle est toujours personnelle...

Tout de même, voici des éléments de réponse : aujourd'hui, pour moi, l'essentiel est d'apprendre à cesser d'apprendre ! Me laisser pénétrer par la beauté du monde, en goûter chaque aspect : la couleur du temps, la paix du jour, les oiseaux, le fleuve, les fleurs, l'araignée qui tisse sa toile sur mes meubles de jardin, le chien qui aboie au loin, l'enfant qui part pour l'école, la grand-mère qui me confie « ma petite-fille, c'est mon amour », mon voisin qui bichonne son camion... 

Se laisser pénétrer par la beauté du monde et, par là, y contribuer. Aimer, sans attente.
 
Je sais. Il y a la misère, la violence, la haine, et cela fait aussi partie de la vie. Je n'ai pas encore appris qu'en faire, sinon accepter que c'est ainsi et tenter de faire contrepoids par la conscience. 


L.B., une amie de l'Ile d'Orléans, QUÉBEC (2000-09)


 

  • Comment l'esprit arrive à guérir le corps

« Ne te mords pas la langue, tu pourrais t'empoisonner !… » Vous est-il arrivé d'entendre cette boutade à propos d'une personne un peu 'langue de vipère' ?... Se peut-il que la manière avec laquelle nous regardons le dehors serve aussi à nous revitaliser nous-même, ou à nous rendre malade ?... Écoutons un familier du site qui a cette conception, nous expliquer comment les choses fonctionneraient pour en arriver là :

Au fil du cheminement dans ma vie et avec la vie, je me suis développé une interprétation du fonctionnement possible entre l'esprit et le corps. L'essentiel de ce que l'on est se situe au niveau de l'esprit, soit au niveau de la partie de nous-même que je crois éternelle. Notre esprit est notamment composé d'une forme d'énergie qui accumule les expériences : les joies, les peines, les souvenirs, etc., également les valeurs et les croyances. La connexion au corps s'effectuerait par le chemin suivant :

- Les événements. Au fil de la vie, notre expérience d'être incarné dans la matière nous met en contact avec de nouvelles expériences.
- Nos sens. Toute information captée par notre être passe par les sens physiques (vue, odorat, etc.) et par les sens spirituels (claire-audience, claire-voyance, etc., en somme l'intuition).
- L'esprit. L'information ainsi reçue est traitée par notre esprit en fonction du schème de référence qu'il s'est donné jusqu'à ce jour.
- Le cerveau. L'esprit réagit en retournant un message au cerveau.
- Les chakras. Le cerveau, à son tour, envoie un influx nerveux qui est transmis dans le corps jusqu'aux points d'énergie — ce sont les chakras (ex.: le plexus solaire). Le corps en a 7 principaux : ce sont des centres répartiteurs d'influx nerveux. 
- Les glandes. Chaque chakra a son système glandulaire. À son tour, l'influx nerveux reçu par le centre d'énergie est transmis au système glandulaire local (ex.: la thyroïde), qui, à son tour, sécrète des hormones.
- Les hormones. Celles-ci constitueraient des composés organiques - chimiques qui transmettent les messages à l'organisme en passant par le système sanguin. L'hormone provoque une sensation que l'organisme vit comme un plaisir ou comme un déplaisir.
- Le corps. Elle circule au niveau des cellules, du système lymphatique, etc., et transmet les informations dans toutes les parties du corps, avec l'effet de renforcer le système immunitaire ou de l'affaiblir, l'amenant à être en santé ou malade, selon le cas.

Si nous acceptons cette hypothèse, nous pouvons comprendre que, pour guérir notre corps, un des meilleurs moyens est de venir modifier les croyances et les valeurs dont nous avons hérité, celles que nous entretenons au niveau de notre esprit. Car alors nous modifions le schème de référence conservé dans l'esprit. La conséquence en sera que lors du contact avec une nouvelle expérience, celle-ci sera maintenant traitée différemment par l'esprit, qui changera alors les messages qu'il envoie au corps, à travers le parcours qui vient d'être décrit.

On peut donc modifier la réaction du corps en modifiant le schème de référence de l'esprit.  

Jacques Lavigne, spécialisé en sciences environnementales, Québec (2000-09)

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Le site GRANDIR est édité par l'Association GRANDIR, QUÉBEC
www.grandir.levinux.org 
N'hésitez pas à reproduire nos textes, en indiquant la source.
 v2008-11-26

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