Chemins de CROÎT-SENS
P
our créer des ponts entre notre recherche d'épanouissement et l'expérience du spirituel

 

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Se relier à l'Universel...
...
PAR  LA  PENSÉE
(Conceptions, enseignements)

 

{ SÛR QU'ON RÉEXISTE

À 90 ans (2008), Henri Salvador, ce maître de la danse et du rire, a trouvé le moyen de « mourir jeune », écrit Sylvain Cormier du journal Le Devoir. « La dernière fois que nous nous sommes rencontrés, le 13 novembre 2006, (...) on avait parlé de la mort.

« Je crois que la mort n'existe pas. Je suis pour l'éternité. On fait partie de ce truc immense qu'est l'infini, l'univers. Tout ça tourne. On est là, on disparaît. Un arbre meurt, un autre pousse. C'est formidable! Je suis sûr qu'on réexiste. C'est pas possible que cette chose si merveilleuse qu'est la vie s'arrête comme ça. Ce serait trop con! »

Et Henri Salvador d'éclater de son rire d'Henri Salvador, hoquet d'éternel gamin qui se marre. »

« L'ultime pied-de-nez », Le Devoir, 2008-02-14.
 

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{CE QUI ME REND HEUREUX...

Bonheur et spiritualité : quel rapport ?
Pour toucher aux racines de notre confiance dans la Vie

par Christophe Élie

 


 

{ACCEPTATION


Je m'accepte complètement...

Je m'accepte complètement, j'accepte mes forces et mes faiblesses,
Mes talents et mes imperfections, mes qualités et mes défauts.
Je m'accepte complètement comme être humain.

J'accepte d'être ici pour apprendre et pour grandir
Et j'accepte d'apprendre et de grandir.
J'accepte la personnalité que j'ai développée
et j'accepte mon pouvoir de me guérir et de me changer.
Je m'accepte sans condition et sans réserve.
J'accepte qu'au centre de mon coeur, il y ait la bonté
et que mon essence soit l'Amour, mais que parfois je l'oublie.
Je m'accepte complètement et dans cette acceptation,
je trouve une force intérieure qui se répand à l'infini.
De cette place forte, j'accepte ma vie pleinement
et je m'ouvre aux leçons qu'elle me présente aujourd'hui.

J'accepte que dans mon for intérieur il y ait la peur et l'amour
Et j'accepte mon pouvoir de choisir lequel de ces deux
je vais réaliser dans ma vie.
Je reconnais que ma réalité ne soit vraiment que
le résultat de mes propres choix.
J'accepte les moments où j'ai choisi la peur
comme faisant partie de mon progrès et de ma guérison.
J'accepte d'avoir le potentiel et le pouvoir
de choisir l'amour à chaque instant.
J'accepte que les erreurs fassent partie de mon évolution.
Je suis toujours prêt à me pardonner et à me donner une autre chance.

J'accepte que ma vie soit l'expression de ma pensée et
Que je sois déterminé à amener cette pensée de plus en plus,
Chaque jour, vers l'Amour.
J'accepte d'être une expression de cet amour :
Les mains, la voix et le coeur de l'Amour sur terre.
J'accepte que ma vie soit une grâce et une offrande.
Mon coeur est ouvert pour les recevoir et j'ai en moi une profonde gratitude.
Puisse mon coeur partager ces grâces pleinement, librement et dans la joie.


The Foundation for Northern Miracles
 

 

{POUR QUELQU'UN D'AUTRE

La prière a ceci de merveilleux qu’elle est encore plus forte et efficace lorsqu’on la fait pour quelqu’un d’autre que soi.

André Michel, Lévis, QUÉBEC (2007-12)


{
« ADRESSEZ-VOUS AU ROI... »

Le Feuillet 44 de L'ALLUMEUR DE RÉVERBÈRES proposait une réflexion à la lecture de L'ombre et la lumière, de Tran Lam **. Dans ce témoignage, celle-ci raconte comment elle a découvert un espace invincible au fond d'elle-même face à l'adversité, à force de chercher comment se donner sa place au soleil.
 

J'ai lu avec intérêt vos commentaires sur le récit de Tran. C'est très
intéressant. Je m'autorise à partager mes pensées par rapport à ce que vous dites.

Je suis convaincue que tout être possède en lui une énergie, une intuition,
une espérance, un amour, un courage,... chacun peut lui donner un nom
différent. Faire appel à cette énergie, savoir l'écouter, ouvre des
possibilités infinies. J'en suis intimement convaincue. Jésus n'a-t-il pas
dit
« Sachez-le le royaume de Dieu est au-dedans de vous » ?

Si l'on réfléchit, quelle merveille d'avoir en soi un « royaume ». N'est-ce pas un lieu béni ? Un quelque chose de privilégié. Le savoir, le connaître, y faire
référence, l'utiliser, c'est allumer la flamme d'où peut jaillir un grand feu, feu de joie, feu de purification, feu d'amour..., etc. J'ai entendu un
jour un conférencier citer un proverbe scandinave qui disait :
« En tout
homme, il existe un roi, adressez-vous au roi et le roi se manifestera. »

Je crois qu'en tout homme existe une partie de Dieu, une partie divine, un être christique, un être spirituel, si nous nous adressons à cet être là en nous, ou chez un autre, nous aidons à ce qu'il se révèle et nous lui permettons de sortir de l'enfermement de l'être animal, corporel, charnel. Alors de grandes possibilités lui sont offertes car il laisse l'essentiel de lui
s'exprimer.

J'ai constaté par expérience personnelle, et aussi en regardant autour de moi, qu'il faut se trouver dans des moments de grande difficulté, voire de détresse, pour aller chercher au fond de nous cette source qui est capable alors de jaillir. Nous avons certainement tous beaucoup à faire pour laisser s'exprimer notre être spirituel, mais bon, vous nous livrez sur votre site des récits qui montrent que bien des gens, chacun à sa façon, font des choses merveilleuses pour participer à cette manifestation ici sur terre et y apporter un peu de paradis.

Marie Taillefer, Pau, France (2007-12)

{ L'OUBLI DE L'ÂME

Nous avançons d'un pas toujours plus décidé vers une vie toujours plus creuse. Bronzés, minces et musclés, nous sourions à une plate existence. Nos corps sont dynamiques et cependant inanimés. Nous payons le prix d'une négligence : l'oubli de l'âme. Nos âmes sont affamées.

Christophe Lamoure, Lettres à un jeune philosophe

 

{POINT D'APPUI

Pour ceux qui s'appuient sur l'infini, soutien constant, aujourd'hui est riche en bienfaits.

Source : Mary Baker Eddy, Science et Santé avec la Clef des Ecritures. Boston, 1875.
Offert par Marie Taillefer, Pau, FRANCE (2006-06)

 

{RENDRE GRÂCE

C'est à se demander ce qui arriverait si on rendait grâce pour tout ce que nous avons au lieu d'en vouloir plus.

Extrait d'un texte reçu d'André Couture, Charny, Québec (02-03)

 

{DIEU, UN GRAND MONSIEUR ?

Interrogée sur les conférences qu'elle donne à propos de spiritualité, cette personne nous a répondu ce qui suit :

Je pense que subsiste encore une ignorance concernant « Dieu ». Il est encore perçu comme un grand Monsieur assis on ne sait où et qui fait on ne sait quoi, et souvent on lui impute ce qui ne va pas. De ce fait, bien des personnes que je rencontre prétendent ne pas croire en un tel Dieu.

Mais Dieu n'est pas cela. Il est Amour, Vie, Vérité, Esprit, le Bien non le bien et le mal , mais le Bien suprême, infini et le bien seulement. Il est
partout. Où se trouve-t-il ? La où je suis. Sommes-nous conscients du Bien
qui se manifeste dans nos vies, tout au long d'une journée ? Sommes-nous si focalisés sur le mal que nous ne voyons pas le Bien qui s'y manifeste ? Si
nous étions plus ouverts à la présence du Bien, notre reconnaissance ne
ferait que décupler sa manifestation.

Pour expliquer cela je raconte l'histoire de deux petits poissons. Ils ont une discussion profonde au sujet de la vie. L'un dit à l'autre : « Ça fait des années que je vis ici, je connais les algues, les coraux, les coquillages, le sable, mais sais-tu me dire où se trouve l'eau dont tout le monde parle ? »

Ils y sont dedans, c'est leur élément essentiel à la vie et ils n'ont jamais pris conscience qu'ils vivaient dedans. Ne sommes-nous pas comme les petits poissons ? Nous vivons en Dieu, le Bien, et nous ne le voyons pas. Ouvrir les yeux de notre coeur à cette présence nous inonde de lumière, de bonheur, de santé et nous pouvons la répandre et la faire découvrir aux autres par notre exemple, notre rayonnement.

Jésus n'a t-il pas dit :« Vous êtes le sel de la terre, vous êtes la lumière du monde ? » et aussi « Moi et le Père nous sommes Un ». Pourquoi chercher Dieu ailleurs alors qu'Il est le Bien présent en chacun de nous ? Si le Bien y est présent, le mal n'a plus de place.

Voilà les idées que je partage, que je désire communiquer aux autres. Et je
sais que cela les aide à sortir de la culpabilité, de la souffrance, et les
éveille à la présence de l'Amour et de la Bonté infinie de Dieu, le Bien.
Prendre conscience de cette présence nous permet de la ressentir et de la
vivre.

Marie Taillefer, Pau, FRANCE (2006-10)

 

{SOUVERAIN
Oui, le Soleil divin est souverain et vous le devenez pleinement avec Lui dès lors que vous recevez Son Amour en vous souvenant de Lui en vous comme de vous en Lui.(...)

Dès lors que vous apprenez à vivre avec la réalité de ne faire qu'un avec Dieu, quel que soit le nom que vous Lui attribuiez, plus rien ne se méprise en vous, plus rien ne craint rien... car tout est là, dans sa perfection éternellement perfectible.

Daniel Meurois-Givaudan **

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{UN SENS À LA MORT

Pour être un bon mourant
par Doris Lussier, comédien québécois

On nous dit que le texte qui suit était dédié à son fils, décédé à l'âge de 32 ans.


Je n'ai qu'une toute petite foi, naturelle, fragile, vacillante, bougonneuse et toujours inquiète. Une foi qui ressemble bien plus à une espérance qu’à une certitude.

Mais, voyez-vous, à la courte lumière de ma faible raison, il m’apparaît irrationnel, absurde, illogique, injuste, contradictoire et intellectuellement impensable que la vie humaine ne soit qu’un insignifiant passage de quelques centaines de jours sur cette terre ingrate et somptueuse.

Il me semble impensable que la vie se termine bêtement par une triste dissolution de la matière, et que l’âme, comme une splendeur éphémère, sombre dans le néant après avoir inutilement été le lieu spirituel et sensible de si prodigieuse clarté, de si riche espérance et de si douces affections. Il me paraît répugner à la raison de l’homme autant qu’à la providence de Dieu que l’existence ne soit que temporelle et qu’un être humain n’ait pas plus de valeur et d’autre destin qu’un caillou.

Ce que je trouve beau dans le destin humain, malgré son apparente cruauté, c’est que, pour moi, mourir, ce n’est pas finir, c’est continuer autrement. Un être humain qui s’éteint, ce n’est pas un mortel qui finit, c’est un immortel qui commence.

La tombe est un berceau. Et le dernier soir de notre vie temporelle est le premier matin de notre éternité. « Ô mort si fraîche, ô seul matin », disait Bernanos. Car la mort, ce n’est pas une chute dans le noir, c’est une montée dans la lumière. Quand on a la vie, ce n’est peut-être que pour toujours.

Comme dit le poète, parce que ce sont toujours les poètes qui voient mieux le fond des choses :
« Ouverts à quelque immense aurore,
De l’autre coté des tombeaux,
Les yeux qu’on ferme voient encore. »

La mort ne peut pas tuer ce qui ne meurt pas. Or notre âme est immortelle. Il n’y a qu’une chose qui peut justifier la mort…. C’est l’immortalité.

Mourir, au fond, c’est peut-être aussi beau que de naître. Est-ce que le soleil couchant n’est pas aussi beau que le soleil levant ? Un bateau qui arrive à bon port, n’est-ce pas un événement heureux ?

 Et si naître n’est qu’une façon douloureuse d’accéder au bonheur de la vie, pourquoi mourir ne serait-il pas qu’une façon douloureuse de devenir heureux ?
 

Offert par Lise Gagnon, Trois-Rivières, QUÉBEC. À partir du site La Gentiane, http://lagentiane.org/textlist.htm

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{MYSTÈRE D'ABSURDITÉ

Sous bien des angles nous [dans les communautés de l'Arche] sommes des pauvres qui crient vers Dieu. Nos besoins sont grands, surtout notre besoin de personnes qui veulent demeurer et s'engager avec nous, pour être guéries et transformées par ceux et celles que notre société rejette. J'ose dire que le message de Jésus dans ce qu'il y a de plus profond, n'est pas d'abord héroïque, mais fou et absurde. Notre confiance en Jésus nous fait découvrir le mystère d'absurdité : Dieu a choisi ce qu'il y a de fou et de faible dans le monde, il est caché en eux.

Jean Vanier, fondateur des communautés de l'Arche, Trosly, FRANCE, juin 2005.

 

{ CONFIANCE FONDAMENTALE

La force intérieure qui m'a toujours animé face à l'adversité me semble provenir, certes, de la foi, mais aussi de ce que j'ai appelé la « confiance fondamentale ». Durant mes études, confronté à des questions sur le sens de la vie, une expérience spirituelle m'a fait voir que les questions insolubles qui traversaient mon existence avaient comme première voie de dépassement la nécessité de prendre le risque de faire confiance. Plutôt que la méfiance à l'égard du monde, d'autrui, de la vie, il me fallait oser une confiance fondamentale; c'était cela, la liberté vécue. Et cela fondait toute foi religieuse.

Hans Küng, cité par Solange Lefebvre, « Donner un sens à la liberté », Le Devoir, 16 avril 2007. 

 

{PRÉSENCE

Tu n'es pas seul. L'Amour est avec toi, il veille tendrement sur toi jour et nuit ; et cet Amour ne te quittera pas, mais il te soutiendra et se souviendra de toutes tes larmes, et il répondra à tes prières.

Mary Baker Eddy, Science et Santé avec la Clef des Ecritures
Offert par Marie Taillefer, Pau, FRANCE (2007-03)

 

{LE LEVAIN DE L'ÂME

En vérité, nous deux vous et moi  ne pouvons nous tenir à la lumière du soleil et dire : « Nous devons nous épargner le tourment, nous pouvons très bien nous en passer. »  Nous ne pouvons nous passer de ce qui fait lever l'âme avec un levain sacré, ni de la caravane qui nous mène à la cité de Dieu; nous ne pouvons nous passer de ce qui nous rapproche de nos Grands Soi, et nous révèle le pouvoir, le mystère et la merveille que nous avons dans notre âme.

Kahlil Gibran, Lettres d'Amour

 

{ESPÉRANCE

Toute position existentielle sérieuse, religieuse ou pas, cherche à maintenir la flamme de l'espérance, à donner une signification au réel (...) plutôt que du non-sens ou de l'absurde, de l'être plutôt que du néant. Toute croyance sincère est un effort pour combattre et repousser la désespérance... et vivre ! 

Édouard Casaubon, Québec 

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{LA CROIX, UN PATRIMOINE UNIVERSEL ?...

La réflexion qui suit, partie d'un malaise face à l'image de la croix, débouche sur une vision inattendue, qui se connecte à un sens probablement inné dans le coeur de chaque être humain. Et si la croix pouvait devenir un symbole qui rapproche les humains plutôt que de les diviser ?...
 

Au cours d'un voyage en Israël, j'ai trouvé un porte-clefs en bois d'une forme qui m'a séduit. Vous la voyez ici : une croix stylisée, creuse au centre, offrant la silhouette d'un être fait de lumière, qui vous accueille à bras ouverts : « Là je reconnais Jésus !... » a été ma réaction.

D'un coup, j'ai réalisé tout le chemin parcouru dans ma vision de la croix, depuis ces dimanches de ma petite enfance où j'accompagnais mes parents à l'église, jusqu'à aujourd'hui où j'essaie de dépoussiérer mes héritages et mes croyances. Peut-être aimerez-vous que je vous partage ma réflexion.


Un malaise

Je m'imagine un instant en compagnie de ma mère, devant la grande croix suspendue au mur dans l'église de sa paroisse, ou devant la petite croix accrochée au mur de sa cuisine, et je la questionne : « Que vois-tu dans ce signe ? » Je l'entends déjà répondre, prenant des yeux tout étonnés : « Voyons ! C'est Notre Seigneur, c'est pour nous rappeler qu'il a été crucifié.  Es-tu en train de me dire que tu vois autre chose ?... »

Si ce n'était pas de la troubler elle dont la foi est vive, simple et enracinée dans des symboles stables j'aimerais lui dire que... peut-être bien que oui, en tout cas que j'éprouve un malaise et que je n'ai pas fini d'y réfléchir.  J'aimerais lui dire que je me sens tiraillé parce que la croix me parle de souffrance et d'échec, et qu'à première vue ça n'a rien à voir avec la « bonne nouvelle » qu'apportait Jésus : il voulait sûrement qu'on retienne de lui son message que l'amour a la force pour vaincre toutes les croix imaginables, pour nous mettre en résurrection.

J'aimerais lui dire qu'aussi je me sens tiraillé devant les gens qui ont une autre tradition religieuse. C'est comme si la croix, et du coup Jésus, avaient été monopolisés par une institution, que les Bouddhistes ou les Musulmans, par exemple, ne pouvaient pas se laisser séduire, eux aussi, par l'Homme de Galilée. Car je crois que le message du Christ avait une portée universelle, qu'il avait de quoi rejoindre tous les humains, quelle que soit leur tradition religieuse. Et, récemment, un historien qui parlait des premiers Chrétiens est venu me confirmer dans cette vision : pour eux, Jésus n'était pas venu fonder une nouvelle religion, mais plutôt illuminer la vision des Juifs, leur faire franchir un nouveau palier de conscience. Lui qui a de tant de manières enseigné l'unité, pouvait-il chercher à mettre les gens l'un contre l'autre à cause de leur appartenance religieuse ? N'a-t-il pas sans cesse, au contraire, mis en valeur ce que chaque vision religieuse avait de vrai, pour l'amener plus loin encore ?


Et lui, qu'en dirait-il ?...

Comment Jésus réagirait-il aujourd'hui à toutes ces croix dans nos églises ? Il m'a fallu revenir au sens qu'il donnait à la croix. Bien avant d'être attaché sur l'une d'elles, il avait dit : « Celui qui veut venir à ma suite, qu'il prenne sa croix et qu'il me suive ». Il avait dit aussi « Il n'y a pas de plus grand amour que de donner sa vie pour ceux qu'on aime. » La croix avait donc déjà pour lui, et pour ceux qui l'écoutaient, une valeur de symbole. Un symbole dont il s'est servi pour les connecter à leurs croix, aux coups et blessures qui ne manquent pas d'apparaître au cours d'une vie humaine.

J'ai repensé à mes propres croix, revu le chemin parcouru : des situations m'ont fait très mal, et en même temps m'ont fait grandir. Combien de fois une tension avec quelqu'un, ou la gifle d'un événement avalé de travers, ont fini par me faire avancer : tantôt pour devenir plus responsable, tantôt plus à l'écoute, en tout cas toujours un peu plus proche de l'essentiel. Non seulement mes croix m'ont fait me dépasser, mais elles m'ont même stimulé pour partager avec d'autres les clefs qu'elles m'ont fait découvrir.


Quelque chose qui dise l'espérance

Jésus nous a appris que la croix fait partie de la vie, soit. Mais il nous a montré aussi que le voyage ne s'arrête pas là, qu'il peut et qu'il doit déboucher sur plus de vie encore. Imaginez un livre supposé rappeler un événement étonnant, au point de bouleverser le cours de l'histoire, mais auquel il manquerait le dernier chapitre, la clef pour l'interpréter ! La croix de nos églises me faisait cet effet. Décidément, mon porte-clefs me fournissait mieux...


L'essentiel de l'essentiel

Quelle est donc cette clef ? J'ai voulu me la redire dans mes mots comme je l'avais comprise. Il me semble entendre le Christ nous dire ceci :

« Regardez autour de vous cette grandiose création dont vous faites partie. À la source de tout ça, il y a Quelqu'un qui vous aime personnellement, comme seul un père ou une mère digne de ce nom pourrait vous aimer. Il vous aime de tout temps et à chaque instant, malgré les apparences que vous laissent vos croix sur le parcours. Osez vous considérer comme un enfant bien-aimé. Imprégnez-vous de la tendresse de la vie, donnez-là à votre tour, et voyez ce que ça produit ! Il n'y a que ça, se laisser aimer, de toutes les façons imaginables. Ne faites pas de la croix un obstacle : faites-en une tour pour monter plus haut et voir plus loin... » 


Un symbolisme à renouveler

Tandis que je jonglais là-dessus un soir d'hiver, j'ai vu deux branches d'arbre tombées sur la neige, l'une croisée sur l'autre. Dans cette croix inattendue, je voyais tout d'un coup réunies la verticale et l'horizontale de l'expérience humaine, une sorte de résumé dépouillé à l'extrême. La tige verticale me parlait du mouvement jamais fini pour raccorder la terre et le ciel : en bas les défis pratiques de la vie, en haut notre recherche d'un sens et même d'un contact avec les forces qui produisent ce sens, comme le vivaient les anciens adorateurs du soleil. Dans la branche horizontale, je voyais nos bras qui s'étirent pour rejoindre d'autres humains, pour embrasser, là aussi avec un défi : celui de nous relier sans perdre ce que nous avons d'unique.

Mes deux bouts de branche, croisés l'un sur l'autre, se mettaient à croiser leur symbolisme. Et là j'ai sursauté : tout d'un coup j'avais l'impression de toucher quelque chose de vital dans l'enseignement de Jésus, que je n'avais jamais perçu à ce point. Je vais le dire ici dans mes mots : « Ne cherche pas à te rapprocher de Dieu sans passer par les humains. Ne cherche pas à te rapprocher des humains sans mettre Dieu dans le coup. La clef pour trouver le sens que tu cherches, c'est de croiser les deux, c'est de tout relier... » Par après j'ai retrouvé des phrases qu'il avait dites, par exemple : « Là où deux ou trois se trouvent réunis en mon nom, je suis au milieu d’eux » ? (Mt 18, 20)  C'est comme s'il avait dit : « Des humains qui se rapprochent entre eux font forcément des pas dans le divin, et donc vers Dieu. »


Un message universel ?

L'émotion est montée. Il me semblait que je trouvais là le plus beau résumé de ce que le Christ voulait nous dire. Aujourd'hui encore, je n'ai pas de mal à le considérer comme le fil conducteur de toute une vie, de ma vie. Si c'est ça que peut symboliser la croix aujourd'hui, j'embarque. Et il me semble que bien des humains auraient envie d'embarquer eux aussi, peu importe s'ils sont chrétiens ou pas, sans avoir l'impression de trahir leur appartenance religieuse.

Dans cet instant lumineux, j'aurais aimé pouvoir me mettre à table avec un Bouddhiste, avec un Amérindien, un Musulman..., de les écouter sur ce qu'ils retiennent de meilleur chacun de son héritage religieux, puis de voir si effectivement ce meilleur rejoint la vision que je viens d'attribuer à Jésus. Si c'est comme je pense, la rencontre déboucherait sur un grand silence, un instant sacré, où chacun éprouverait la joie de faire cadeau de son plus bel héritage, en même temps qu'il découvrirait avec surprise à quel point cet héritage est ce qu'il a le plus en commun avec les autres autour de la table.


Merci pour cet héritage...

Dans cet instant, j'ai repensé à celle qui m'a initié au symbolisme de la croix, ma mère. Je me suis imaginé en train de lui dire « Maman, tu as mis la croix dans mon bas de Noël. Ton respect, ta ténacité à la planter dans ton paysage ont marqué aussi le mien. Longtemps mal à l'aise avec la croix, je ne me doutais pas que je finirais par y voir un quatre-chemins de la tendresse. Si je peux aujourd'hui décoder le message que j'y trouve, c'est sans doute à force de t'avoir vue le vivre, toi, depuis ma plus tendre enfance : qui mieux que toi m'a appris à croiser le spirituel et l'humain ? Et qui l'a fait avec autant de tendresse ?... Merci ! »


Christophe Élie

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{LA PLUS GRANDE CHOSE

La plus grande chose que nous puissions faire consiste à découvrir la divinité dans chaque visage et dans chaque forme. Notre plus grand privilège est de voir le Christ dans chaque visage, ce qui représente le pouvoir illimité de connaître Dieu intérieurement.

Aujourd'hui, nous pouvons retourner en arrière vers toutes ces choses. Nous ne vous demandons pas de les accepter par ouï-dire. Vous pouvez vous les prouver par vous-mêmes en abandonnant les idées de vieillesse, de limitation, et de tous les concepts négatifs, en refusant de les utiliser ou de les accepter dans votre entourage.

Baird T. Spalding, Ultimes paroles *

{PROMESSE

Plus la promesse de Dieu destinée à ta vie est grande,
plus le temps sera long pour qu'elle s'accomplisse

Feuillet trouvé chez les Carmélites du camp de Dachau, ALLEMAGNE (1977)

 

{CLÔTURE
Cette Force inconcevable que nous appelons Dieu n'est pas une bâtisseuse de chapelles. Dès qu'un mur s'érige, dès que la moindre clôture est levée, qu'une porte se ferme et qu'un interdit est édicté, voyez-y la trace d'une présence humaine non encore adulte.

Daniel Meurois-Givaudan **

{DE L'INTÉRIEUR

« JE SUIS Esprit. JE SUIS partout. JE SUIS en tout. Il n'existe nulle part où JE ne SUIS pas. Lorsque tu en prends pleinement conscience et que tu peux l'accepter, tu sais que le royaume des cieux est au dedans de toi; tu peux cesser ta quête et te tourner vers l'intérieur. Alors tu trouves en toi tout ce que tu cherches. Combien peu d'âmes font ainsi aujourd'hui. Elles sont beaucoup trop occupées à chercher les réponses partout sauf à l'intérieur. Lorsque tu accepteras que JE SUIS en toi, tu ne te sentiras plus jamais seul; tu n'auras plus jamais à rechercher au dehors la réponse à tes problèmes. Mais quand quelque chose posera problème, tu rechercheras cette paix et cette tranquillité intérieures, tu déposeras tes questions et tes problèmes devant Moi, et Je te donnerai les réponses. Alors il faut que tu apprennes à obéir et à suivre exactement ce que Je te révèle de l'intérieur. Tu dois apprendre à vivre selon Ma parole et non pas seulement l'entendre. »

Proposé par Eileen Caddy, La petite voix, 28 mars * *

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{ÉCHANTILLONS

Nous sommes des échantillons
 de la vie même de Dieu

L.-M. Parent

 

{LE VISAGE DE DIEU

Béni soit l'humain qui pratique l'intention pure
dans tous les aspects de sa vie, 
car il gravira les degrés de l'ascension
jusqu'à ce qu'il voie le visage de Dieu
et s'aperçoive que c'est le sien.

Proposé par Lee Carroll, Un nouveau don de lumière **

 

{NOTRE SYMBOLISME

Parce que ses racines plongent dans ce que Jung appelait l'inconscient collectif, la conscience peut se comparer à un iceberg dont la pointe ne représente qu'une infime partie. Nous percevons le monde et sa réalité grâce à la partie de notre conscience hors de l'eau. La partie submergée nous demeure inaccessible tant que nous nous rattachons à notre idée de personnalité et de finitude.

Lorsque nous dépassons ce cap, nous devenons aussi vaste que le ciel et notre pensée comprend tout ce qui existe. Nous ne faisons plus qu'un avec l'univers qui nous entoure. À ce moment, nous pouvons accéder à la partie de l'iceberg se cachant sous l'eau et où réside la majestueuse infinité de nous-mêmes.

Aigle Bleu, Le Sentier de la Beauté **

 

{AMITIÉ AVEC SOI-MÊME  

L'auteur demande à Dieu :
« —   Comment me lier d'amitié avec moi-même ?

Une réponse lui vient :
  —   En sachant vraiment qui tu es vraiment    et qui tu n'es pas.

        Lorsque tu sauras qui tu es vraiment, tu tomberas amoureux de ton être.
        Lorsque tu seras tombé amoureux de ton être, tu tomberas amoureux de moi. »


Neale Donald Walsch, L'amitié avec Dieu  


{ÉTINCELLE

Voici un texte qui pourrait être un murmure de Dieu à l'humain :

« Tu es l'étincelle de lumière en Mon esprit. Tu es l'étincelle d'amour en Mon coeur. Lorsque tu pourras accepter cela, lorsque tu pourras te voir comme le microcosme du macrocosme, jamais plus tu ne te dévaloriseras ou ne penseras du mal de toi-même. Tu prendras conscience que tu es vraiment fait à Mon image et à Ma ressemblance, que nous sommes un, et que rien ni personne ne peut nous séparer. Si tu te sens séparé de Moi d'un quelconque manière, cela vient de toi, car Je ne Me sépare jamais de toi. Tu es individuellement ce que JE SUIS universellement.

Est-il étonnant qu'il te faille renaître pour accepter cette vérité ? Tant d'âmes se sont égarées si loin de Moi, et se sont séparées au point qu'elles M'ont placé si haut dans les cieux qu'on ne peut pas M'approcher. JE SUIS en toi, caché dans tes profondeurs mêmes, et j'attends que tu Me reconnaisses et Me fasses émerger. »

Proposé par Eileen Caddy, La petite voix, 29 mai **

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{LAISSER ENTRER

« Les raisons de votre insatisfaction sont multiples et nous vous entendons constamment les énumérer !  ''À cause de ci, à cause de ça..." 
Pourriez-vous cesser un peu de vous plaindre et laisser entrer l'amour de Dieu dans votre vie ? C'est là qu'est la joie, derrière une porte que vous tenez close !
Peut-être est-ce par 'peur du bonheur' ?
Non. C'est par manque de valeur individuelle.
Il vous manque la conscience de votre propre splendeur en tant qu'ange de l'univers.
Béni soit l'humain qui laisse entrer la joie de Dieu dans sa vie,
car la porte de la dualité cède alors sous le poids de la vérité.
L'être humain qui n'a pas la joie la retient lui-même.
Encore une fois, vous seuls créez votre réalité. »

Proposé par Lee Carroll, Un nouveau don de lumière **

{UN BUT DE LA VIE   

Dans L'amitié avec Dieu, Neale Donald Walsh prête à Dieu les paroles suivantes
(p. 91) : 

« Ce que vous désirez toujours au plus profond de votre âme, c'est reproduire le résultat qui reflète parfaitement l'état actuel de votre évolution, afin de connaître qui vous êtes.
C'est également le résultat qui convient parfaitement pour favoriser votre passage à l'état supérieur suivant, afin de pouvoir devenir qui vous cherchez à être.
Rappelle-toi que le but de la vie est de te recréer à neuf dans la prochaine version la plus grandiose de la plus grande vision que tu aies jamais entretenue à propos de qui tu es. »

 

{RIEN
Qui pourra nous séparer de l'amour du Christ ?
la détresse ? l'angoisse ? la persécution ? la faim ? le dénuement ? le danger ? le supplice ?
Non, car en tout cela nous sommes les grands vainqueurs grâce à celui qui nous a aimés.
J'en ai la certitude : ni la mort ni la vie, ni les esprits ni les puissances, ni le présent ni l'avenir, ni les astres, ni les cieux, ni les abîmes, ni aucune autre créature,
rien ne pourra nous séparer de l'amour de Dieu (...)

Paul de Tarse, Lettre aux Romains

 {L'HOMME QUI S'ASSIED...

L'homme qui s'assied sur le sol de son tipi
Et qui médite sur la vie et le sens sacré de la vie
Qui reconnaît que toutes les créatures sont parentes
Et a conscience de l'unité de l'univers
Infuse dans tout son être
L'essence vraie de la civilisation
Et lorsque l'Indien abandonne cette forme de perfectionnement
Son évolution fait un pas en arrière

Chef Luther Standing Bear * *

{LE DIVIN EN SOI

« JE SUIS en toi ! JE ne SUIS pas plus dans une âme que dans une autre; c'est simplement une affaire de conscience. Certaines âmes sont plus conscientes de la divinité en elles que d'autres et peuvent puiser à cette source et en vivre. Elles donnent donc l'impression de vivre et de démontrer quelque chose de surnaturel. Il n'y a là rien de surnaturel; c'est simplement vivre selon Mes lois, en utilisant le pouvoir qui est en chacun comme il devrait être utilisé. L'air est là pour être respiré, mais il dépend de toi de l'inspirer. L'électricité est là pour être utilisée, mais elle doit être installée, puis utilisée. Autrement l'électricité est bien là mais elle ne démontre pas son pouvoir qui attend d'être libéré. Il en est de même pour que tu l'utilises, mais à moins de te "brancher" et d'allumer ce pouvoir, il n'agit pas. »

Proposé par Eileen Caddy, La petite voix , 26 juillet **

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{HUMAIN

Dieu est le plus humain des êtres. 

Anonyme

{GLAISE ENTRE LES MAINS DE DIEU   

À des nouveaux convertis qui s'impatientent d'eux-mêmes, le guide les invite à accepter le temps, les lois de la croissance, en même temps à devenir patients envers eux-mêmes et accueillants au don de Dieu qui les transformera peu à peu.

« Comment donc sera-t-il comme Dieu, celui qui n'est même pas encore un homme ? Comment sera-t-il parfait, celui qui vient d'être fait ?... Ce n'est pas toi qui fais Dieu, mais lui qui te fait. Si tu es un ouvrage de Dieu, attends donc la main de ton artisan qui fait tout au temps opportun... Présente-lui donc un coeur malléable et docile; garde la forme que t'a donnée l'artisan, en restant bien humide, de peur qu'en te durcissant tu ne perdes la trace de ses doigts. En gardant l'empreinte qu'il t'a donnée, tu croîtras vers la perfection... La main de Dieu t'a fabriqué; elle t'ornera peu à peu à l'intérieur et à l'extérieur d'or pur et d'argent et te fera un tel décor que le roi désirera ta beauté. Mais si, te durcissant aussitôt, tu te dérobes à son travail et lui reproches de t'avoir fait homme, ton ingratitude envers dieu te prive à la fois de son art et de sa vie. Le propre de la bonté de Dieu est de faire; mais le propre de la nature humaine est d'être faite. »

Saint Irénée, Adversus Haereses

 

{MAIS QUAND ON NE SENT PAS LA PRÉSENCE DE DIEU ?…    

Dans son livre L'amitié avec Dieu, Neale Walsch accepte l'idée que Dieu puisse être présent dans notre expérience. Il entend d'abord une réponse qui l'encourage à Le chercher :

  Lorsque tu auras conscience de moi, ta tristesse te quittera. Car la tristesse ne peut coexister avec Dieu, puisque Dieu est l'énergie de vie à son niveau le plus élevé, et la tristesse, l'énergie de vie à son plus faible.

Par conséquent, lorsque Je viens vers toi, n'ignore pas ma présence ! 


  C'est bien beau tout ça…, réagit-il, mais lorsqu'on ne sent pas Dieu présent ?… La réponse se complète :

  Chaque fois que tu as une intuition à propos d'une chose et que tu n'en fais rien, tu n'es pas conscient de moi. Chaque fois que tu reçois une suggestion de mettre fin à des sentiments négatifs ou de faire cesser un conflit et que tu l'ignores, tu m'as oublié. Chaque fois que tu ne retournes pas le sourire d'un inconnu, que tu marches sans lever les yeux vers l'incroyable merveille d'un ciel nocturne, que tu croises une plate-bande fleurie sans t'arrêter pour contempler sa beauté, tu ne me vois pas.

Chaque fois que tu perçois ma voix, ou que tu sens la présence d'un proche décédé, et que tu te dis que c'est ton imagination, tu ne m'écoutes pas. Chaque fois que dans ton âme, tu ressens de l'amour pour quelqu'un, ou que tu fredonnes une chanson dans ton coeur, ou que tu vois une vision grandiose dans ton esprit, et que tu ne fais rien de tout cela, tu m'ignores.

Chaque fois que tu te trouves à lire exactement le bon livre, à entendre exactement le bon sermon, à regarder exactement le bon film, à rencontrer exactement le bon ami, juste au bon moment dans ta vie, et que tu attribues tout cela à la coïncidence, au hasard ou à la "chance", tu ne me reconnais pas.

Et Je te dis ceci : avant que le coq n'ait chanté trois fois, certains d'entre vous me renieront. 

Neale Donald Walsch, L'amitié avec Dieu * *

{LUMIÈRE  

Au fil de la description des cérémonies et rituels amérindiens, l'auteur met en relief à quel point notre société actuelle, par son identification au corps physique, nourrit une apparence, une illusion. Il conclut :

Le sentier de la beauté nous conduit à l'essentiel : la connaissance de notre nature profonde. Notre luminosité fondamentale est un reflet de la perfection divine. Il n'y a pas de plus grande joie en ce monde, que de dégager de la boue de l'existence terrestre la connaissance de notre être de lumière. Les formes rituelles et cérémonielles sont des pistes, des voies vers cette compréhension.

Aigle Bleu, Le Sentier de la Beauté * *

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{TOUS UN

« Nous sommes tous Un.

C'est le seul message qui importe. C'est le seul qui soit. Le reste de la vie le reflète. Tout le reste y renvoie.

Que vous ne l'ayez pas encore reçu (vous l'avez souvent entendu, mais vous ne l'avez pas reçu), voilà ce qui a provoqué chaque malheur, chaque peine, chaque conflit, chaque chagrin que vous avez vécu. C'est ce qui a engendré chaque meurtre, chaque guerre, chaque viol, chaque vol, chaque agression et chaque attaque, mentale, verbale et physique. C'est ce qui a entraîné chaque maladie et occasionné chaque rencontre avec ce que vous appelez '' la mort ''. 

L'idée que nous ne faisons pas qu'Un est une illusion. »

Tiré du livre de Neale Donald Walsch, Communion avec Dieu * * , pp. 13-14)

Plus loin, le livre propose une explication au fait que les humains se seraient donné cette illusion : 

« Vous avez créé l'illusion de la séparation afin de faire l'expérience de la réalité de l'unité. Ce n'est qu'à l'extérieur de la réalité que vous pouvez en faire l'expérience. Intégré au Tout, vous ne pouvez vous connaître en tant que Tout, car il n'y a rien d'autre. Et faute de ce que vous n'êtes pas, ce que vous êtes n'est pas. Sans le froid, le chaud n'existe pas. Sans le long, rien n'est court. Si tout est court, rien n'est court, car le 'court' n'existe pas en tant que chose connaissable. » (p. 47)

Pour comprendre mieux, prenons l'expérience d'un enfant qui approche le doigt d'une flamme.  On l'a prévenu qu'il pourrait se brûler, mais c'est plus fort que lui : il regarde le feu ébahi, sent le besoin d'y toucher, puis se fait mal. Plusieurs expériences viennent d'être vécues dans ce geste : il a touché du doigt la conséquence de s'être mis en disharmonie avec certaines lois de la vie, bien sûr; mais aussi l'émerveillement devant une force naturelle, et aussi le fait de s'être prouvé sa force intérieure, puisqu'il a osé. Au total, il se connaît un peu mieux, en lui-même et en relation avec son univers. 

L'expérience de la séparation ressemble à ça : elle devient une école salutaire, même si elle passe souvent par la douleur, puisqu'elle nous fait découvrir que notre relation avec les autres humains, jusqu'à notre unité avec eux, est notre vraie nature. Le choix d'y croire, et de nous y adapter, devient alors un geste d'êtres libres, vécu à notre heure. Dans le cas contraire    et c'est ce qui semble arriver à notre humanité pour le moment   le drame persiste, et pour une raison, propose le livre de Walsch : nous considérons cette illusion de séparation comme étant la réalité elle-même, plutôt qu'un rêve ou un conte que nous nous sommes donné pour nous permettre d'apprendre. 

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{RÉPONSES
Les vraies réponses au mystère du Divin sont celles que chacun devient capable de s'offrir à lui-même lorsqu'il a eu le courage d'affronter les vraies questions.

Daniel Meurois-Givaudan **

{« Enseignez à vos enfants... »

Le texte qui vient prolonge ce qui vient d'être dit. Il peut apparaître captivant, mais aussi dérangeant. Surtout que le livre d'où il est extrait n'est pas là pour aider à saisir la portée des mots. Nous vous l'offrons pour la réflexion qu'il ne manquera pas de provoquer chez vous. 

Car il pousse très loin ce qui pourrait se produire pour nous, si nous avions la vision d'un Dieu amoureux inconditionnel . « C'est bien là l'image que je me fais de Dieu », me direz-vous. Mais notre vision est souvent si abstraite qu'elle n'a pas d'impact sur notre vie de tous les jours. Et si c'était vrai, qu'est-ce que ça pourrait changer ?... Peut-être avons-nous des peurs de la vie qui se logent loin derrière nos gestes, et que nous transmettons subtilement à nos enfants : peur de manquer, peur d'échouer, d'être jugé, sentiment d'être séparé... 

Est-ce possible que le fait de donner à la Vie la chance de nous aimer, finisse par libérer quelque chose qui serait notre nature profonde : la capacité d'aimer à notre tour par plaisir de vivre, sans la lourdeur d'une morale et des culpabilités que nous nous imposons ? Un puit heureux qui déborde par abondance...

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  Enseignez à vos enfants...

Enseignez à vos enfants qu'ils n'ont besoin de rien d'autre qu'eux-mêmes pour être heureux   ni personne, ni endroit, ni rien d'extérieur   et que le bonheur véritable se trouve en soi. Enseignez-leur qu'ils se suffisent à eux-mêmes.

Informez-les de cela
 et vous leur aurez prodigué un enseignement magnifique.

Enseignez à vos enfants que l'échec est une fiction, que toute tentative est une réussite et que tout effort atteint la victoire, celui-là n'étant pas moins honorable que celle-ci.

Informez-les de cela 
et vous leur aurez prodigué un enseignement magnifique.

Enseignez à vos enfants qu'ils sont profondément reliés à toute la vie, qu'ils ne font qu'un avec le monde entier et qu'ils ne sont jamais séparés de Dieu.

Informez-les de cela
et vous leur aurez prodigué un enseignement magnifique.

Enseignez à vos enfants qu'ils vivent dans un monde d'abondance extraordinaire, qu'il y en a assez pour tout le monde et que c'est par le partage, et non par l'accumulation, que l'on reçoit.

Informez-les de cela 
et vous leur aurez prodigué un enseignement magnifique.

Enseignez à vos enfants qu'ils n'ont pas besoin d'être ni de faire quoi que ce soit pour être éligibles à une vie de dignité et de plénitude, qu'ils n'ont pas à rivaliser avec qui que ce soit et que les bénédictions de Dieu sont destinées à chacun.

Informez-les de cela 
et vous leur aurez prodigué un enseignement magnifique.

Enseignez à vos enfants qu'ils ne seront jamais jugés, qu'ils n'ont pas à se soucier de toujours avoir raison et qu'ils n'ont ni à changer ni à « s'améliorer » pour être beaux et parfaits aux yeux de Dieu.

Informez-les de cela 
et vous leur aurez prodigué un enseignement magnifique.

Enseignez à vos enfants que les conséquences et les punitions ne sont pas une seule et même chose, que la mort n'existe pas et que Dieu ne condamnerait jamais personne.

Informez-les de cela 
et vous leur aurez prodigué un enseignement magnifique.

Enseignez à vos enfants que l'amour est sans condition, qu'ils n'ont pas à s'inquiéter de perdre votre amour, ni celui de 
Dieu, et que leur propre amour, s'ils le partagent inconditionnellement, est le plus grand cadeau qu'ils puissent offrir au monde.

Informez-les de cela 
et vous leur aurez prodigué un enseignement magnifique.

Enseignez à vos enfants que le fait d'être précieux ne veut pas dire qu'ils soient supérieurs, que ce n'est pas en prétendant être supérieur à quelqu'un  qu'on voit cette personne dans sa nature véritable et que le fait de reconnaître que « ma façon de faire n'est pas meilleure, mais différente » a des vertus thérapeutiques.

Informez-les de cela 
et vous leur aurez prodigué un enseignement magnifique.

Enseignez à vos enfants que rien n'est à leur épreuve, que l'illusion de l'ignorance peut être effacée de la Terre et que tout ce dont on peut vraiment avoir besoin, c'est d'être redonné à soi-même en se rappelant Qui On Est Vraiment.

Informez-les de cela 
et vous leur aurez prodigué un enseignement magnifique.

Enseignez cela non par des paroles, mais par des gestes; non par des exposés, mais par des démonstrations. Car c'est ce que vous faites que vos enfants imiteront, et c'est votre façon d'être qu'ils deviendront.

Tiré de Neale Donald Walsch, Communion avec Dieu * *

 

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{ÉMERVEILLEMENT

Dieu ne meurt pas le jour où nous cessons de croire à une divinité personnelle, mais nous mourons le jour ou notre vie cesse d'être illuminée par le rayonnement soutenu, chaque jour renouvelé, de l'émerveillement, dont la Source est au-delà de toute raison.

Dag Hammarskjöld

{OUVRIR UN ESPACE

Se tourner vers l'autre tel qu'il est et prendre le temps de la communication où se tisse la relation, c'est ouvrir un espace au rendez-vous de l'Esprit, c'est ouvrir un temps de révélation réciproque. Quand cet imprévu survient, gratuitement, tout change. Les peurs s'évanouissent, les préjugés deviennent favorables et la grandeur de l'être humain se révèle.

Bertrand Roy, « Rendez-vous de l'Esprit »

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