Mon trousseau de CLEFS
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La chronique de l'Oncle Christophe

 


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RESSENTI  |   DÉTENTE   |   MÉDITATION

« Si une opération du cerveau permettait de produire
les mêmes effets que plusieurs heures de méditation quotidienne,
je me ferais opérer ».
Le dalaï-lama, à un congrès de scientifiques américains, 2005

 

EXERCICE SUR LA DÉTENTE

Dans la position où vous êtes, en respirant lentement, entrez à l'intérieur de vous : allez prendre contact avec les zones de bien-être, les zones de raideur et même de douleur, les endroits de votre corps où vous n'êtes pas allé-e depuis longtemps. 

- À l'expiration, avec tendresse, allez détendre les parties où vous sentez une tension ou une fatigue.

 

EXERCICE SUR L'ÉQUILIBRE

Mettez-vous en observation sur votre équilibre. Imaginez que vous avez une patate sur la tête : modifiez lentement votre position jusqu'à ce que vous n'ayez plus besoin d'être tendu-e pour la garder en équilibre. Avec le temps, vous arriverez à remarquer toutes les crispations qui vous servaient seulement à conserver votre équilibre (ne pas tomber vers l'avant ou vers l'arrière). 

 

EXERCICE SUR LE PARCOURS SANGUIN

Bernard Werber **  propose ceci, qu'il appelle Méditation :

« D'abord se coucher sur le dos, pieds légèrement écartés, bras le long du corps sans le toucher, paumes orientées vers le haut. Bien se détendre. 

1- Commencer l'exercice en se concentrant sur le sang qui reflue des extrémités des pieds depuis chaque orteil pour remonter s'enrichir dans les poumons. À l'expiration, visualiser l'éponge pulmonaire gorgée de sang qui disperse le sang propre, purifié, enrichi d'oxygène vers les jambes jusqu'à l'extrémité des orteils.

2- Se livrer à une nouvelle inspiration en se concentrant cette fois sur le sang usé des organes abdominaux afin de l'amener jusqu'aux poumons. À l'expiration, visualiser ce sang filtré et plein de vitalité qui revient abreuver notre foie, notre rate, notre système digestif, notre sexe, nos muscles.

3- À la troisième inspiration, aspirer le sang des vaisseaux des mains et des doigts, le rincer et le renvoyer d'où il est venu.

4- À la quatrième enfin, en respirant encore plus profondément, aspirer le sang du cerveau, vidanger toutes les idées stagnantes, les envoyer se purifier dans les poumons puis ramener le sang propre, gorgé d'énergie, d'oxygène et de vitalité dans le crâne.

Bien visualiser chaque phase. Bien associer la respiration à l'amélioration de l'organisme. »

CONCLUSIONS SUR MON EXPÉRIENCE

« Y aurait-il quelques passe-partout qui nous aideraient à faire face à bien des situations, ou à repartir du bon pied quand nous sommes devenu "tout croche"... »  Le ressenti nous donne l'occasion de revenir sur cette question, si centrale en croissance.

J'ai pu observer chez moi et chez d'autres deux maladresses fréquentes dans nos efforts pour nous ouvrir. Ou nous cherchons à devenir plus amoureux  -  sachant que c'est le grand fil conducteur  -  mais nous escamotons le simple contact vrai, direct, avec l'autre ou avec nous-même, et notre mouvement a quelque chose de forcé, l'autre le ressent. Ou encore nous cherchons à nous changer, avant même de nous être mis en observation toute simple sur notre façon d'aborder les situations.

C'est ici que le ressenti fait figure de chemin royal pour nous aider à solutionner notre question du départ, pour plusieurs raisons :

- Krishnamurti écrivait "Si je ne suis pas conscient d'instant en instant, ce que je pense n'est pas vrai".  Le ressenti rend réel. On est en contact avec ce qui est là, et pas juste avec ce qu'on voudrait qui soit là, dans notre tête. Et le fait de se sentir réel a quelque chose de sécurisant. Dès qu'on est en contact, on n'est pas un étranger face à ce qui se passe autour; même si on est en conflit, on se sent de la famille.

- Nous mettre en ressenti nous met au neutre, permet de stopper les émotions, la pensée qui tourne en rond et qui nous épuisait.

-  On dit que « ce qui ne s'exprime pas s'imprime ». Ressentir la douleur, physique ou émotive, a vite fait de l'amener à la surface, pour nous permettre alors de l'éjecter, au besoin de la pleurer, de la crier. Alors, on peut faire du neuf.

- Le ressenti coupe les branches qui nous cachaient notre intuition : les réponses vitales peuvent recommencer à monter de l'intérieur.

- Le ressenti détend nos raideurs, qui sont un effet de l'inquiétude. Essayez d'être à la fois en tension et en ressenti : impossible. C'est comme si vous vouliez garder une flamme allumée dans l'eau. 

- Et sortez à 20 degrés sous zéro, la tête mouillée après avoir pris une douche : aussi longtemps que vous êtes détendu, en ressenti, ça ne va pas vous affecter. Il suffit que vous vous raidissiez, et alors vous attrapez une bonne grippe ! Le ressenti, en vous harmonisant avec ce qui est là, autour, agit positivement sur votre système immunitaire. 

Au global, ressentir, c'est être en contact, et c'est le premier pas sur le chemin d'aimer. Quand plus rien ne va, c'est une splendide case départ  à laquelle se ramener... affectueusement.

MÉDITER AU LONG DU QUOTIDIEN

Vous avez peut-être connu des sessions de méditation. Elles nous apprennent à nous recentrer, par exemple sur la lumière d'une bougie ou sur un son, afin de faire le vide après une journée de travail ou un tourbillon émotif. À diverses étapes j'en ai tiré beaucoup de réconfort, surtout quand j'ai été fidèle à intégrer les exercices à une journée ordinaire. Sinon, la libération à laquelle elles nous font goûter reste bien éphémère, car nous avons vite fait de revenir à notre rythme habituel pressurisé.

Comment aller plus loin encore, jusqu'à traduire l'esprit de ces exercices dans une manière d'être ?  C'est là que Khrishnamurti m'a aidé à aller plus loin. Je reviens toujours à ses enseignements lorsqu'une période douloureuse se prolonge ou lorsque je ressens le besoin de faire du neuf. La clef qu'il nous propose est à la fois si simple et si difficile : faire silence, au dedans et au dehors, pour pénétrer au centre de nous-même et de la vie toujours neuve. Il propose moins la méditation que l'esprit méditatif.

« L'esprit méditatif voit, observe, écoute sans le mot, sans commentaires, sans opinion, attentif au mouvement de la vie dans tous ses rapports, tout au long de la journée. »

Dans nos périodes difficiles, quand la pensée pense toute seule et qu'elle entretient la douleur des émotions, nous redécouvrons ici l'enseignement du chien blessé : il s'écrase dans un coin, respire et laisse la vie le guérir. De la même façon, Khrishnamurti nous ramène à prendre contact avec ce qui est là, en nous et autour de nous. Nous mettre en observation sur le mouvement de la vie, laisser aller la comparaison, le jugement... toute vision de séparation. Ce sont les enfants chéris de notre tête, alors que le seul chemin durable est de revenir à la perception du coeur. « Ce qu'on entend avec le coeur remplit le monde et alors les yeux voient clairement. » **

*

VOIR AUSSI...

  • EXERCICES DE CENTRATION. Vous en trouverez une variété, réunie au thème CENTRATION.
     

  • Le thème RESPIRER.
     

  • Le Feuillet 12 de l'ALLUMEUR DE RÉVERBÈRES.

 

 

 

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 v2009-04-04

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