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RESSENTI
| DÉTENTE | MÉDITATION
« Si une opération du
cerveau permettait de produire
les mêmes effets que plusieurs heures de méditation quotidienne,
je me ferais opérer ».
Le dalaï-lama, à un congrès de scientifiques américains, 2005
EXERCICE SUR LA
DÉTENTE
Dans la position où vous êtes, en respirant lentement, entrez à
l'intérieur de vous : allez prendre contact avec les zones de
bien-être, les zones de raideur et même de douleur, les endroits de
votre corps où vous n'êtes pas allé-e depuis longtemps.
- À l'expiration, avec tendresse, allez
détendre les parties où
vous sentez une tension ou une fatigue.
EXERCICE SUR
L'ÉQUILIBRE
Mettez-vous en observation sur
votre équilibre. Imaginez que
vous avez une patate sur la tête : modifiez lentement votre position
jusqu'à ce que vous n'ayez plus besoin d'être tendu-e pour la garder en
équilibre. Avec le temps, vous arriverez à remarquer toutes les
crispations qui vous servaient seulement à conserver votre équilibre (ne
pas tomber vers l'avant ou vers l'arrière).
EXERCICE SUR LE PARCOURS
SANGUIN
Bernard Werber
**
propose ceci,
qu'il appelle Méditation :
« D'abord se coucher sur le dos, pieds légèrement écartés, bras le
long du corps sans le toucher, paumes orientées vers le haut. Bien se
détendre.
1- Commencer l'exercice en se concentrant sur le sang qui reflue des
extrémités
des pieds depuis chaque orteil pour remonter s'enrichir dans les
poumons. À l'expiration, visualiser l'éponge pulmonaire gorgée de sang
qui disperse le sang propre, purifié, enrichi d'oxygène vers les jambes
jusqu'à l'extrémité des orteils.
2- Se livrer à une nouvelle inspiration en se concentrant cette fois sur
le sang usé des organes abdominaux afin de l'amener jusqu'aux
poumons. À l'expiration, visualiser ce sang filtré et plein de vitalité
qui revient abreuver notre foie, notre rate, notre système digestif,
notre sexe, nos muscles.
3- À la troisième inspiration, aspirer le sang des vaisseaux des
mains
et des doigts, le rincer et le renvoyer d'où il est venu.
4- À la quatrième enfin, en respirant encore plus profondément, aspirer
le sang du cerveau, vidanger toutes les idées stagnantes, les
envoyer se purifier dans les poumons puis ramener le sang propre, gorgé
d'énergie, d'oxygène et de vitalité dans le crâne.
Bien visualiser chaque phase. Bien associer la respiration à
l'amélioration de l'organisme. »
CONCLUSIONS SUR MON
EXPÉRIENCE
« Y aurait-il
quelques passe-partout qui nous aideraient à faire face à bien des
situations, ou à repartir du bon pied quand nous sommes devenu "tout
croche"... » Le ressenti nous donne l'occasion de revenir
sur cette question, si centrale en croissance.
J'ai pu observer chez moi et chez d'autres deux maladresses fréquentes
dans nos efforts pour nous ouvrir. Ou nous cherchons à devenir plus
amoureux - sachant que c'est le grand fil conducteur
- mais nous escamotons le simple contact vrai, direct, avec l'autre
ou avec nous-même, et notre mouvement a quelque chose de forcé, l'autre
le ressent. Ou encore nous cherchons à nous changer, avant même de nous
être mis en observation toute simple sur notre façon d'aborder les
situations.
C'est ici que le ressenti
fait figure de chemin royal pour nous aider à solutionner notre question
du départ, pour plusieurs raisons :
- Krishnamurti écrivait "Si je ne suis pas conscient d'instant en
instant, ce que je pense n'est pas vrai". Le ressenti rend réel. On est
en contact avec ce qui est là, et pas juste avec ce qu'on voudrait
qui soit là, dans notre tête. Et le fait de se sentir réel a
quelque chose de sécurisant. Dès qu'on est en contact, on n'est pas un
étranger face à ce qui se passe autour; même si on est en conflit, on se
sent de la famille.
- Nous mettre en ressenti nous
met au neutre, permet de stopper les émotions, la pensée qui tourne en rond
et qui nous épuisait.
- On dit que « ce qui ne s'exprime pas s'imprime ». Ressentir la
douleur, physique ou émotive, a vite fait de l'amener à la surface, pour
nous permettre alors de l'éjecter, au besoin de la pleurer, de la crier. Alors,
on peut faire du neuf.
- Le ressenti coupe les branches qui nous cachaient notre intuition : les
réponses vitales peuvent recommencer à monter de l'intérieur.
- Le ressenti détend nos raideurs, qui sont un effet de l'inquiétude.
Essayez d'être à la fois en tension et en ressenti : impossible. C'est comme
si vous vouliez garder une flamme allumée dans l'eau.
- Et sortez à 20 degrés sous
zéro, la tête mouillée après avoir pris une douche : aussi longtemps que
vous êtes détendu, en ressenti, ça ne va pas vous affecter. Il suffit que
vous vous raidissiez, et alors vous attrapez une bonne grippe ! Le ressenti,
en vous harmonisant avec ce qui est là, autour, agit positivement sur votre
système immunitaire.
Au global, ressentir, c'est
être en contact, et c'est le premier pas sur le chemin d'aimer. Quand plus
rien ne va, c'est une splendide case départ à laquelle se
ramener... affectueusement.
MÉDITER AU LONG DU QUOTIDIEN
Vous avez peut-être connu des sessions de méditation.
Elles nous apprennent à nous recentrer, par exemple sur la lumière d'une
bougie ou sur un son, afin de faire le vide après une journée de travail
ou un tourbillon émotif. À diverses étapes j'en ai tiré beaucoup de
réconfort, surtout quand j'ai été fidèle à intégrer les exercices à une
journée ordinaire. Sinon, la libération à laquelle elles nous font
goûter reste bien éphémère, car nous avons vite fait de revenir à notre
rythme habituel pressurisé.
Comment aller plus loin encore, jusqu'à traduire
l'esprit de ces exercices dans une manière d'être ? C'est là que Khrishnamurti
m'a aidé à aller plus loin. Je reviens toujours à ses enseignements
lorsqu'une période douloureuse se prolonge ou lorsque je ressens le
besoin de faire du neuf. La clef qu'il nous propose est à la fois si
simple et si difficile : faire silence, au dedans et au dehors, pour
pénétrer au centre de nous-même et de la vie toujours
neuve. Il propose moins la méditation que l'esprit méditatif.
« L'esprit méditatif voit, observe, écoute sans le mot,
sans commentaires, sans opinion, attentif au mouvement de la vie dans
tous ses rapports, tout au long de la journée. »
Dans nos périodes
difficiles, quand la pensée pense toute seule
et qu'elle entretient la douleur des émotions, nous redécouvrons ici l'enseignement du chien blessé : il s'écrase dans un coin,
respire et laisse la vie le guérir. De la même façon, Khrishnamurti
nous ramène à prendre contact avec ce qui est là, en nous et autour de
nous. Nous mettre en observation sur le mouvement de la vie, laisser
aller la comparaison, le jugement... toute vision de séparation. Ce sont les enfants chéris de notre
tête, alors que le seul chemin durable est de revenir à la perception du coeur.
« Ce qu'on entend avec le coeur remplit le monde et alors les yeux
voient clairement. »
**
*
VOIR AUSSI...
-
EXERCICES DE CENTRATION. Vous en trouverez une
variété, réunie au thème CENTRATION.
-
Le thème
RESPIRER.
-
Le
Feuillet 12 de
l'ALLUMEUR DE RÉVERBÈRES.

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