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DIEU
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« Demandez et
vous recevrez... »
Jésus de Nazareth
Connaissez-vous
CHEMINS DE CROÎT-SENS ? C'est
une section du site entièrement dédiée à la spiritualité. Vous trouvez en
plus ici des éléments d'ordre spirituel, quand ils ont
rapport à la
solution de défis émotifs. Notre réflexion est faite dans le respect des
grands courants religieux de l'humanité et dans la recherche de leur
complémentarité.
Il y a tant de façons de se positionner face au divin ! Parmi
les gens que je connais, beaucoup le considèrent comme une dimension
essentielle à la vie. Toutefois, plusieurs considèrent le divin comme
quelque chose de périphérique à leur vie, sans croire qu'ils peuvent créer
avec lui une relation, sans croire alors qu'ils peuvent intégrer cette
relation dans leur coffre
à outils pratique.
J'ai essayé de nommer plus précisément quelles étaient mes
croyances à propos du divin dans ma vie. À relire mon
expérience, je retrouve surtout celles-ci :
Je fais le pari sur la présence d'un Amour universel, qui m'attend à la fin de la pièce
de ma vie
Vous me direz : « c'est bien loin ! ...» C'est vrai. Mais c'est de
scruter la ligne d'horizon qui rassure le capitaine de bateau qu'il est
dans la bonne direction.
Des fois, quand c'est trop dur ou trop inquiétant, j'ai besoin d'être rassuré qu'une souffrance que je vis ne
sera que passagère, que tout finira bien par un bonheur plus permanent. Ça
me fait sortir d'une attitude de survie, qui me paralysait : si cet amour
divin est là, ma vraie nature est de vivre, pas de survivre. Je me
dis que si l'Amour universel m'aime assez pour m'avoir appelé à la vie, Il ne
permettra jamais que je me casse vraiment la gueule, que l'ensemble de mon
histoire finisse mal. Ça serait vraiment trop bête, un non-sens colossal
devant tout ce qui a été mis en branle pour produire ce cosmos si
prodigieux aussi bien que pour me mettre en vie, moi. Je me dis
alors que quoi qu'il arrive, cet Amour saura bien me récupérer pour me remettre
en chemin de lumière, et qu'Il m'attend pour faire la fête en bout de
piste. Je constate que ça me fait du bien de me dire ça dans les moments
d'angoisse, ceux où je serais porté à généraliser ce qui fait mal pour me
dire que toute ma vie a cette couleur.
Je crois qu'Il me guide là, tout de suite
Mais Il doit bien être capable de ne pas attendre la fin de la pièce pour
me pister sur des chemins moins rocailleux que d'autres, immédiatement,
dans ce qui m'arrive aujourd'hui. Ou pour me pister sur des chemins qui sont
sur mesure avec qui je suis moi, même
s'ils n'en ont pas l'apparence pour le moment. Il m'arrive souvent de me planter
devant mon Dieu et de lui demander : « Dis donc, Dieu, qu'est-ce que tu
ferais ici, si tu étais à ma place ? »
Je crois qu'Il amène mes semences jusqu'à leur récolte
Si Dieu me guide pour que je prenne les meilleures décisions ou que j'aie
les meilleures réactions dans les petites situations du quotidien, je me dis
qu'il est bien capable de mettre ensemble les événements qui vont m'être les
plus favorables. Bien sûr, Il je suppose qu'Il le fait à partir des
désirs, des semences que moi j'ai envoyé vers la vie, à cause du respect
de ma liberté.
En fait, je pense que tout ce que je sème, que ça aie saveur
de vie ou de mort, Il l'amène à une récolte. C'est donc à moi de choisir
les semences que j'envoie en l'air, de corriger le tir à mesure que je
comprends mieux, convaincu que ma pensée crée. Par exemple, quand je
m'installe dans une peau de victime, c'est clair qu'il va m'arriver des
fruits de victime, je l'ai vécu souvent. C'est dans de tels moments qu'il
me faut donner un coup de barre énergique, de me redire que la vie
fonctionne suivant le principe semence-récolte, pour retrouver mon attitude de
créateur. Si je me prend pour l'entrepreneur de ma vie, Il saura bien
mettre
mon entreprise en Bourse.
Je rejoins ici des enseignements comme ceux de Baird T. Spalding
(voir l'encadré, plus bas) qui nous invitent à nous considérer
comme des parcelles du divin : nous avons accès aux ressources universelles,
qui vont devenir disponibles à mesure que nous leur ouvrons la porte toute
grande. Nous
disposons là d'une grue capable de déplacer des montagnes, alors que si
souvent nous
nous évertuons à pelleter nos problèmes avec notre petite pelle de plage !
Je crois que mes charges conviennent mieux à Ses épaules
Si j'ai accès au potentiel universel, si je suis accompagné dans
l'instant, je me dis que je dois bien pouvoir confier ce qui me stresse à
ce Compagnon de marche plutôt que de le porter tout seul. Et j'ai souvent
touché du doigt que je me sentais plus léger après m'être positionné comme
ça.
Tout ça me ramène à des croyances qui se précisent et s'affermissent peu à
peu. J'ai personnellement choisi de croire que Ce qui est à la
source de la vie, cette Force qui a produit le cosmos si grandiose et la
fourmi si impressionnante, ne peut pas être simplement une force
abstraite. J'ai choisi de croire que cet Être a quelque chose d'une
personne et que je peux entrer en relation avec elle, quelle qu'elle soit.
Et comme pour un télescope, j'ai choisi de croire aussi que s'il est assez
grand pour être au gros bout mes rêves, il doit bien être capable d'être à
l'autre bout, au petit bout de mes journées, dans ces moments où je
deviens désemparé.
Si tout ça est plausible, le jeu consiste alors pour moi à revenir régulièrement à ces
décisions de fond lace au monde du divin et à regarder ce que ça donne.
Comment savoir si Dieu a vraiment agi pour solutionner mes problèmes ?
Dans ce domaine, nous sommes tous sur le terrain d'un certain mystère.
Dans mon expérience, je ne connais pas de domaine qui m'ait autant que la
spiritualité fait réaliser qu'une croyance, c'est comme le bonheur : ça
se choisit. Je ne veux plus attendre d'avoir des certitudes
scientifiques : peut-être qu'elles ne viendront jamais, et moi ma vie
avance, avec des décisions à prendre, avec des jambettes où je dois me
relever. Par contre, tout comme avec l'approche scientifique, une croyance
ça se met à l'épreuve des faits. Bien sûr, les faits ici seront
souvent plus de l'ordre d'une plus grande paix intérieure, davantage que
des effets mesurables, au point où je pourrais dire : « ah, ça c'était
providentiel... » Encore que j'aie eu à quelques reprises de ces
preuves qu'au niveau du coeur je trouve irréfutables, et qui m'inspirent
pour tous ces moments où je dois avancer dans le noir. Chose certaine, le
résultat à chaque reprise est une bouffée de paix intérieure, et je suis
convaincu que c'est cette paix qui me met dans la meilleure position
possible pour rencontrer mes problèmes.
Que ressentez-vous devant un coucher de soleil ? Quand monte
en vous l'envie de dire « c'est beau !... », est-ce simplement
parce que le spectacle dégage une sorte d'harmonie, ou serait-ce davantage
: parce que subtilement vous sentez que vous faites partie de ce
'quelque chose' de grand, de cette harmonie qui vous dépasse ?...
On dit que prier, c'est un prétexte pour se relier à
l'universel, et que ce mouvement nous serait naturel, en quelque sorte un
besoin. On dit aussi que l'efficacité de la prière n'est pas de convaincre
Dieu de nous entendre, mais de convaincre notre coeur de s'ouvrir pour
recevoir ce qui est disponible en permanence dans l'univers.
Quelques prises de conscience
Pour moi, je retiens de mon expérience de la prière des
étapes qui m'ont marqué, et que j'aimerais vous partager :
-
Passer par le corps.
Ma façon de prier a radicalement changé depuis que j'ai découvert ceci.
Faites vous-même l'expérience :
Temps 1 : Essayez de
prier dans l'abstrait, juste avec la tête. Avez-vous l'impression d'avoir
un contact, d'être entendu ? Ou avez-vous parfois le sentiment que vous
imaginez,
que vous vous conditionnez à croire qu'il y a quelqu'un au bout
de la ligne, mais qu'en fait vous vous parlez un peu à vous-même ?
Temps 2 : Maintenant,
fermez les yeux. Entrez d'abord dans votre corps, ressentez-le, prenez
conscience de votre respiration, ajoutez même un sourire sur vos lèvres.
En inspirant lentement, appelez l'Être spirituel de votre choix. Est-ce
possible que, cette fois, vous ayez vraiment le sentiment d'un contact
? Peut-être capterez vous ceci, comme moi : vous accédez comme à
une autre longueur d'onde, elle n'est pas la sensibilité habituelle,
mais vous n'avez pas de mal à croire que ce contact est bien vrai, qu'il
est réel cette fois, même s'il dure peu de temps.
Au téléphone, on trouve normal
d'attendre pour avoir la ligne avant de parler. Mon expérience m'apprend
que le corps sert de ligne à la prière, qu'il la rend réelle et non pas
seulement un exercice d'imagination.
Plus largement, le fait de
faire de l'exercice physique avant de se mettre en prière nous prépare de
la même façon : je l'ai vérifié souvent par expérience. Ça me fait
comprendre mieux, maintenant, la maxime « Fatiguer le corps pour libérer
l'esprit ».
-
Habiter ma demande.
Il y a la vision de mes enfants qui un jour ou l'autre se sont plantés
devant moi en me regardant droit dans les yeux
― je devrais dire
droit dans le coeur ―
en lançant un « dis oui !... » sur un ton si convaincu, que séduit,
je ne pouvais pas leur refuser. Je pense que l'enfant est notre maître
dans la prière. C'est ça que voulait faire comprendre Jésus lorsqu'il
disait
« quand vous priez, croyez que vous l'avez déjà obtenu ». Depuis, j'ai
essayé plus souvent de visualiser la satisfaction que ça me fera d'être
exaucé.
-
Remercier plus que demander. Une seconde étape
pour moi a été de cesser de demander, de me mettre à remercier.
J'ai constaté qu'alors j'entre plus facilement dans cet état d'esprit de
confiance de l'enfant. En remerciant, je suis déjà à savourer le oui
final. J'ai le sentiment de
kidnapper Dieu pour une bonne cause ! Ça ressemble à un « Vas-y,
Dieu, t'es capable !... » Et lorsqu'il m'arrive d'avoir du mal à
ressentir ce « merci », c'est qu'il me faut revenir d'un pas en
arrière, pour me convaincre, moi, que j'ai droit à cette tendresse que
j'appelle venant de la Vie. Et là, je reviens à mon dialogue avec les
forces de la vie.
-
Demander 'le meilleur'. Puis il
y a eu plus récemment cette découverte, capitale pour moi : je me sens
tellement bien depuis que j'ai cessé de demander ou de remercier pour
'telle ou telle chose', mais bien pour « qu'il soit fait le meilleur,
par rapport à ce désir, à ce problème... » ―
rien de moins !
Ici, ça a vraiment changé ma façon d'envisager la prière, et
j'en ai récolté des fruits parfois étonnants, au-delà de ce que j'aurais
attendu. Car moi je sais ce dont j'éprouve le besoin, mais la Vie
sait tellement mieux que moi quel est réellement mon besoin et quelle
réponse le comblera le mieux. Je connais mon petit univers, la Vie connaît
la conjoncture de l'Univers ! Pourquoi Lui lier les mains en demandant 'ce
résultat' précis, qui pourrait être bien moins que ce qu'Elle sait de
mieux pour moi, ou pour la personne dont je me soucie ?

Semence et récolte
Depuis que j'essaie d'aller jusque là dans ma façon de prier,
je constate qu'une détente s'installe en moi. Je me décrispe de mon
appréhension face à ce qui surviendra : ce sera la récolte, et elle est
l'affaire de la Vie, pas la mienne. Moi, mon affaire, c'est la semence :
une perception claire de mon besoin, la qualité de mon désir.
À bien y penser, cet état d'esprit me ramène à notre image du
début : celle du coucher de soleil. Mon besoin, ou celui de la personne
pour qui je prie, ne voyage pas seul : il fait partie d'une plus vaste
harmonie qui le dépasse. Que va faire la Vie si je lui demande du silence
tandis que mon voisin, lui, demande une fanfare ? Beau casse-tête pour
Elle ! En remerciant d'avance qu'il résulte le meilleur, je
reconnais que je suis prêt à m'harmoniser avec plus vaste que moi : la Vie
saura mettre la fanfare et le silence aux bons moments pour chacun des
deux, peut-être même me donner envie de venir danser à la fanfare de mon
voisin !
Ma prière devient une sorte de deux-pour-un : je me donne le
droit de recevoir de la Vie, puisque je suis 'de la Famille'. C'est donc
normal qu'elle me fournisse les ressources qui me sont nécessaires, pour
moi ou pour mes proches. Du même mouvement, ma prière appelle la Vie pour
qu'elle continue sa création, qu'elle crée un champ d'ondes à travers moi,
qui lui ouvre le chemin plus loin que moi.
Au fait, une étape encore...
- Juste être ensemble...
Je pensais m'arrêter ici à raconter mon cheminement, mais quelque chose me
pousse plus loin, qui est une expérience assez neuve encore : j'ai
découvert le plaisir de ces instants où je me relie intérieurement à la
Source sans raison, sans rien demander, juste parce que ça fait du bien
d'être ensemble. Gratuitement. Les rencontres gratuites sont curieusement
celles qui ont le plus de prix !
Dans un moment pareil, j'ai
exploré aussi de refaire le choix conscient d'être heureux dans cet
instant, quoi qu'il arrive. Ça devient une sorte de complicité pour le
bonheur, je dirais. Je la trouve plus payante qu'une complicité pour
un vol de banque ! En tout cas plus libérante...
Peut-être cette paix d'un instant préfigure-t-elle un état
plus durable auquel nous pouvons accéder. Entrer simplement en communion
intérieure, comme ce vieillard à qui on demandait un jour : « Mais que
faites-vous donc à passer tant de temps dans l'église, assis en silence ?
» Et il avait répondu : « Je l'avise et Il m'avise. » Peut-être
est-ce là entrer dans la sécurité profonde, où nous touchons du doigt que
nous n'avons aucun besoin qui ne soit déjà comblé par la Vie
― à une échelle plus
vaste que celle où nos yeux d'aujourd'hui peuvent regarder.
J'étais parti pour implorer la Vie de me donner telle ou
telle chose : des fois nécessaires, des fois des bonbons. Et plus je
m'intériorise pour tendre le bocal que je lui demande de remplir, plus je
m'aperçois que c'est la Vie qui me prie ! d'ouvrir, et d'ouvrir encore, de
lui permettre de m'aimer. Magie de la création, une fois de plus...

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S'ADRESSER AU
DIVIN EN SOI
Baird T. Spalding, ce grand spiritualiste de la
première moitié du XXe siècle,
propose
dans Ultimes paroles*
de nous ancrer dans la vision que nous sommes une
expression de Dieu, tissés de son tissu même, si bien que nous avons
accès au réservoir universel de tous les possibles. Toutes les
réponses, toutes les solutions nous habitent déjà, si nous y
croyons.
Tirant profit de ses expériences en tant
qu'ingénieur, il enseigne qu'on peut mesurer le taux vibratoire des
mots et des expressions. C'est le mot Dieu qui aurait la
vibration la plus haute, et juste après, l'expression
Je suis.
Sur cette base, il propose de nous
intérioriser, de prononcer l'expression « Dieu Je suis », comme
une maison où nous nous sentons chez nous
―
par exemple au moment de demander
quelque chose à la Vie.
Il ne s'agit pas de répéter l'expression
de façon mécanique, mais de nous concentrer de tout notre être sur la
vision que nous sommes dans le coeur de Dieu, qu'Il fait partie de
nous, et qu'alors tous nos besoins sont magnifiquement comblés.
Dans cette disposition d'esprit,
demander, puis laisser aller. Il n'y
a pas à répéter la demande, ce qui pourrait laisser s'insinuer
le doute. Cette demande est une semence. Elle agit dans
l'instant, car dans le plan divin tout est présent. Et elle aura sa
récolte à son heure.
« Si nous recherchons la Pensée Divine pour la
solution, nous ouvrons toutes les voies. Si nous nous projetons
nous-mêmes, nous fermons toutes les voies sauf la nôtre. La pensée
humaine commet des erreurs. La Pensée Divine jamais. »
(p. 136)
Dans mon propre héritage religieux, je ne peux m'empêcher
de repenser à cet enseignement de Jésus,
quand il disait « Demandez et vous recevrez », ou
encore « Les choses que j'ai faites, vous pouvez aussi les faire,
et même de plus grandes ».
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-
SAINT
« Je serai saint
veut dire :
je me dépouillerai de tout ce qui n’est pas Dieu. »
Mère Teresa
-
LUI
« Ne prends que si c'est Lui qui prend.
Ne donne que si c'est Lui qui donne. »
Dialogues avec l'Ange
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