Mon trousseau de CLEFS
Pour mieux approcher les défis émotifs, problèmes ou décisions
La chronique de l'Oncle Christophe

 


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DIEU   |   DIVIN   |   PRIÈRE  |  SPIRITUALITÉ

« Demandez et vous recevrez... »
Jésus de Nazareth

Connaissez-vous CHEMINS DE CROÎT-SENS ? C'est une section du site entièrement dédiée à la spiritualité. Vous trouvez en plus ici des éléments d'ordre spirituel, quand ils ont rapport à la solution de défis émotifs. Notre réflexion est faite dans le respect des grands courants religieux de l'humanité et dans la recherche de leur complémentarité.
 

  • LA PLACE DU DIVIN PARMI NOS SOLUTIONS

Il y a tant de façons de se positionner face au divin ! Parmi les gens que je connais, beaucoup le considèrent comme une dimension essentielle à la vie. Toutefois, plusieurs considèrent le divin comme quelque chose de périphérique à leur vie, sans croire qu'ils peuvent créer avec lui une relation, sans croire alors qu'ils peuvent intégrer cette relation dans leur coffre à outils pratique.

J'ai essayé de nommer plus précisément quelles étaient mes croyances à propos du divin dans ma vie. À relire mon expérience, je retrouve surtout celles-ci :


Je fais le pari sur la présence d'un Amour universel, qui m'attend à la fin de la pièce de ma vie

Vous me direz : « c'est bien loin ! ...» C'est vrai. Mais c'est de scruter la ligne d'horizon qui rassure le capitaine de bateau qu'il est dans la bonne direction. Des fois, quand c'est trop dur ou trop inquiétant, j'ai besoin d'être rassuré qu'une souffrance que je vis ne sera que passagère, que tout finira bien par un bonheur plus permanent. Ça me fait sortir d'une attitude de survie, qui me paralysait : si cet amour divin est là, ma vraie nature est de vivre, pas de survivre. Je me dis que si l'Amour universel m'aime assez pour m'avoir appelé à la vie, Il ne permettra jamais que je me casse vraiment la gueule, que l'ensemble de mon histoire finisse mal. Ça serait vraiment trop bête, un non-sens colossal devant tout ce qui a été mis en branle pour produire ce cosmos si prodigieux aussi bien que pour me mettre en vie, moi. Je me dis alors que quoi qu'il arrive, cet Amour saura bien me récupérer pour me remettre en chemin de lumière, et qu'Il m'attend pour faire la fête en bout de piste. Je constate que ça me fait du bien de me dire ça dans les moments d'angoisse, ceux où je serais porté à généraliser ce qui fait mal pour me dire que toute ma vie a cette couleur.

Je crois qu'Il me guide là, tout de suite
Mais Il doit bien être capable de ne pas attendre la fin de la pièce pour me pister sur des chemins moins rocailleux que d'autres, immédiatement, dans ce qui m'arrive aujourd'hui. Ou pour me pister sur des chemins qui sont sur mesure avec qui je suis moi, même s'ils n'en ont pas l'apparence pour le moment. Il m'arrive souvent de me planter devant mon Dieu et de lui demander : « Dis donc, Dieu, qu'est-ce que tu ferais ici, si tu étais à ma place ? »

Je crois qu'Il amène mes semences jusqu'à leur récolte
Si Dieu me guide pour que je prenne les meilleures décisions ou que j'aie les meilleures réactions dans les petites situations du quotidien, je me dis qu'il est bien capable de mettre ensemble les événements qui vont m'être les plus favorables. Bien sûr, Il je suppose qu'Il le fait à partir des désirs, des semences que moi j'ai envoyé vers la vie, à cause du respect de ma liberté.

En fait, je pense que tout ce que je sème, que ça aie saveur de vie ou de mort, Il l'amène à une récolte. C'est donc à moi de choisir les semences que j'envoie en l'air, de corriger le tir à mesure que je comprends mieux, convaincu que ma pensée crée. Par exemple, quand je m'installe dans une peau de victime, c'est clair qu'il va m'arriver des fruits de victime, je l'ai vécu souvent. C'est dans de tels moments qu'il me faut donner un coup de barre énergique, de me redire que la vie fonctionne suivant le principe semence-récolte, pour retrouver mon attitude de créateur. Si je me prend pour l'entrepreneur de ma vie, Il saura bien mettre mon entreprise en Bourse.

Je rejoins ici des enseignements comme ceux de Baird T. Spalding (voir l'encadré, plus bas) qui nous invitent à nous considérer comme des parcelles du divin : nous avons accès aux ressources universelles, qui vont devenir disponibles à mesure que nous leur ouvrons la porte toute grande. Nous disposons là d'une grue capable de déplacer des montagnes, alors que si souvent nous nous évertuons à pelleter nos problèmes avec notre petite pelle de plage !


Je crois que mes charges conviennent mieux à Ses épaules
Si j'ai accès au potentiel universel, si je suis accompagné dans l'instant, je me dis que je dois bien pouvoir confier ce qui me stresse à ce Compagnon de marche plutôt que de le porter tout seul. Et j'ai souvent touché du doigt que je me sentais plus léger après m'être positionné comme ça.


Tout ça me ramène à des croyances qui se précisent et s'affermissent peu à peu. J'ai personnellement choisi de croire que Ce qui est à la source de la vie, cette Force qui a produit le cosmos si grandiose et la fourmi si impressionnante, ne peut pas être simplement une force abstraite. J'ai choisi de croire que cet Être a quelque chose d'une personne et que je peux entrer en relation avec elle, quelle qu'elle soit. Et comme pour un télescope, j'ai choisi de croire aussi que s'il est assez grand pour être au gros bout mes rêves, il doit bien être capable d'être à l'autre bout, au petit bout de mes journées, dans ces moments où je deviens désemparé.

Si tout ça est plausible, le jeu consiste alors pour moi à revenir régulièrement à ces décisions de fond lace au monde du divin et à regarder ce que ça donne. Comment savoir si Dieu a vraiment agi pour solutionner mes problèmes ? Dans ce domaine, nous sommes tous sur le terrain d'un certain mystère. Dans mon expérience, je ne connais pas de domaine qui m'ait autant que la spiritualité fait réaliser qu'une croyance, c'est comme le bonheur : ça se choisit. Je ne veux plus attendre d'avoir des certitudes scientifiques : peut-être qu'elles ne viendront jamais, et moi ma vie avance, avec des décisions à prendre, avec des jambettes où je dois me relever. Par contre, tout comme avec l'approche scientifique, une croyance ça se met à l'épreuve des faits. Bien sûr, les faits ici seront souvent plus de l'ordre d'une plus grande paix intérieure, davantage que des effets mesurables, au point où je pourrais dire : « ah, ça c'était providentiel... » Encore que j'aie eu à quelques reprises de ces preuves qu'au niveau du coeur je trouve irréfutables, et qui m'inspirent pour tous ces moments où je dois avancer dans le noir. Chose certaine, le résultat à chaque reprise est une bouffée de paix intérieure, et je suis convaincu que c'est cette paix qui me met dans la meilleure position possible pour rencontrer mes problèmes.

 

  • PRIÈRE
     

Que ressentez-vous devant un coucher de soleil ? Quand monte en vous l'envie de dire « c'est beau !... », est-ce simplement parce que le spectacle dégage une sorte d'harmonie, ou serait-ce davantage : parce que subtilement vous sentez que vous faites partie de ce 'quelque chose' de grand, de cette harmonie qui vous dépasse ?...

On dit que prier, c'est un prétexte pour se relier à l'universel, et que ce mouvement nous serait naturel, en quelque sorte un besoin. On dit aussi que l'efficacité de la prière n'est pas de convaincre Dieu de nous entendre, mais de convaincre notre coeur de s'ouvrir pour recevoir ce qui est disponible en permanence dans l'univers.


Quelques prises de conscience

Pour moi, je retiens de mon expérience de la prière des étapes qui m'ont marqué, et que j'aimerais vous partager :

- Passer par le corps.   Ma façon de prier a radicalement changé depuis que j'ai découvert ceci. Faites vous-même l'expérience :

Temps 1 : Essayez de prier dans l'abstrait, juste avec la tête. Avez-vous l'impression d'avoir un contact, d'être entendu ? Ou avez-vous parfois le sentiment que vous imaginez, que vous vous conditionnez à croire qu'il y a quelqu'un au bout de la ligne, mais qu'en fait vous vous parlez un peu à vous-même ?

Temps 2 : Maintenant, fermez les yeux. Entrez d'abord dans votre corps, ressentez-le, prenez conscience de votre respiration, ajoutez même un sourire sur vos lèvres. En inspirant lentement, appelez l'Être spirituel de votre choix. Est-ce possible que, cette fois, vous ayez vraiment le sentiment d'un contact ? Peut-être capterez vous ceci, comme moi  : vous accédez comme à une autre longueur d'onde, elle n'est pas la sensibilité habituelle, mais vous n'avez pas de mal à croire que ce contact est bien vrai, qu'il est réel cette fois, même s'il dure peu de temps.

Au téléphone, on trouve normal d'attendre pour avoir la ligne avant de parler. Mon expérience m'apprend que le corps sert de ligne à la prière, qu'il la rend réelle et non pas seulement un exercice d'imagination.

Plus largement, le fait de faire de l'exercice physique avant de se mettre en prière nous prépare de la même façon : je l'ai vérifié souvent par expérience. Ça me fait comprendre mieux, maintenant, la maxime « Fatiguer le corps pour libérer l'esprit ».
 

- Habiter ma demande.   Il y a la vision de mes enfants qui un jour ou l'autre se sont plantés devant moi en me regardant droit dans les yeux je devrais dire droit dans le coeur en lançant un « dis oui !... » sur un ton si convaincu, que séduit, je ne pouvais pas leur refuser. Je pense que l'enfant est notre maître dans la prière. C'est ça que voulait faire comprendre Jésus lorsqu'il disait « quand vous priez, croyez que vous l'avez déjà obtenu ». Depuis, j'ai essayé plus souvent de visualiser la satisfaction que ça me fera d'être exaucé.

- Remercier plus que demander.   Une seconde étape pour moi a été de cesser de demander, de me mettre à remercier.  J'ai constaté qu'alors j'entre plus facilement dans cet état d'esprit de confiance de l'enfant. En remerciant, je suis déjà à savourer le oui final. J'ai le sentiment de kidnapper Dieu pour une bonne cause ! Ça ressemble à un « Vas-y, Dieu, t'es capable !... » Et lorsqu'il m'arrive d'avoir du mal à ressentir ce « merci », c'est qu'il me faut revenir d'un pas en arrière, pour me convaincre, moi, que j'ai droit à cette tendresse que j'appelle venant de la Vie. Et là, je reviens à mon dialogue avec les forces de la vie.

- Demander 'le meilleur'.  Puis il y a eu plus récemment cette découverte, capitale pour moi : je me sens tellement bien depuis que j'ai cessé de demander ou de remercier pour 'telle ou telle chose', mais bien pour « qu'il soit fait le meilleur, par rapport à ce désir, à ce problème... »  rien de moins !

Ici, ça a vraiment changé ma façon d'envisager la prière, et j'en ai récolté des fruits parfois étonnants, au-delà de ce que j'aurais attendu. Car moi je sais ce dont j'éprouve le besoin, mais la Vie sait tellement mieux que moi quel est réellement mon besoin et quelle réponse le comblera le mieux. Je connais mon petit univers, la Vie connaît la conjoncture de l'Univers ! Pourquoi Lui lier les mains en demandant 'ce résultat' précis, qui pourrait être bien moins que ce qu'Elle sait de mieux pour moi, ou pour la personne dont je me soucie ?

Semence et récolte

Depuis que j'essaie d'aller jusque là dans ma façon de prier, je constate qu'une détente s'installe en moi. Je me décrispe de mon appréhension face à ce qui surviendra : ce sera la récolte, et elle est l'affaire de la Vie, pas la mienne. Moi, mon affaire, c'est la semence : une perception claire de mon besoin, la qualité de mon désir.

À bien y penser, cet état d'esprit me ramène à notre image du début : celle du coucher de soleil. Mon besoin, ou celui de la personne pour qui je prie, ne voyage pas seul : il fait partie d'une plus vaste harmonie qui le dépasse. Que va faire la Vie si je lui demande du silence tandis que mon voisin, lui, demande une fanfare ? Beau casse-tête pour Elle !  En remerciant d'avance qu'il résulte le meilleur, je reconnais que je suis prêt à m'harmoniser avec plus vaste que moi : la Vie saura mettre la fanfare et le silence aux bons moments pour chacun des deux, peut-être même me donner envie de venir danser à la fanfare de mon voisin !

Ma prière devient une sorte de deux-pour-un : je me donne le droit de recevoir de la Vie, puisque je suis 'de la Famille'. C'est donc normal qu'elle me fournisse les ressources qui me sont nécessaires, pour moi ou pour mes proches. Du même mouvement, ma prière appelle la Vie pour qu'elle continue sa création, qu'elle crée un champ d'ondes à travers moi, qui lui ouvre le chemin plus loin que moi.
 

Au fait, une étape encore...

- Juste être ensemble...  Je pensais m'arrêter ici à raconter mon cheminement, mais quelque chose me pousse plus loin, qui est une expérience assez neuve encore : j'ai découvert le plaisir de ces instants où je me relie intérieurement à la Source sans raison, sans rien demander, juste parce que ça fait du bien d'être ensemble. Gratuitement. Les rencontres gratuites sont curieusement celles qui ont le plus de prix !

Dans un moment pareil, j'ai exploré aussi de refaire le choix conscient d'être heureux dans cet instant, quoi qu'il arrive. Ça devient une sorte de complicité pour le bonheur, je dirais. Je la trouve plus payante qu'une complicité pour un vol de banque ! En tout cas plus libérante...

Peut-être cette paix d'un instant préfigure-t-elle un état plus durable auquel nous pouvons accéder. Entrer simplement en communion intérieure, comme ce vieillard à qui on demandait un jour : « Mais que faites-vous donc à passer tant de temps dans l'église, assis en silence ? » Et il avait répondu : « Je l'avise et Il m'avise. » Peut-être est-ce là entrer dans la sécurité profonde, où nous touchons du doigt que nous n'avons aucun besoin qui ne soit déjà comblé par la Vie à une échelle plus vaste que celle où nos yeux d'aujourd'hui peuvent regarder.

J'étais parti pour implorer la Vie de me donner telle ou telle chose : des fois nécessaires, des fois des bonbons. Et plus je m'intériorise pour tendre le bocal que je lui demande de remplir, plus je m'aperçois que c'est la Vie qui me prie ! d'ouvrir, et d'ouvrir encore, de lui permettre de m'aimer. Magie de la création, une fois de plus...


S'ADRESSER  AU DIVIN EN SOI

Baird T. Spalding, ce grand spiritualiste de la première moitié du XXe siècle, propose dans Ultimes paroles* de nous ancrer dans la vision que nous sommes une expression de Dieu, tissés de son tissu même, si bien que nous avons accès au réservoir universel de tous les possibles. Toutes les réponses, toutes les solutions nous habitent déjà, si nous y croyons.

Tirant profit de ses expériences en tant qu'ingénieur, il enseigne qu'on peut mesurer le taux vibratoire des mots et des expressions. C'est le mot Dieu qui aurait la vibration la plus haute, et juste après, l'expression Je suis.

Sur cette base, il propose de nous intérioriser, de prononcer l'expression « Dieu Je suis », comme une maison où nous nous sentons chez nous par exemple au moment de demander quelque chose à la Vie.

Il ne s'agit pas de répéter l'expression de façon mécanique, mais de nous concentrer de tout notre être sur la vision que nous sommes dans le coeur de Dieu, qu'Il fait partie de nous, et qu'alors tous nos besoins sont magnifiquement comblés.

Dans cette disposition d'esprit, demander, puis laisser aller. Il n'y a pas à répéter la demande, ce qui pourrait laisser s'insinuer le doute. Cette demande est une semence. Elle agit dans l'instant, car dans le plan divin tout est présent. Et elle aura sa récolte à son heure.

« Si nous recherchons la Pensée Divine pour la solution, nous ouvrons toutes les voies. Si nous nous projetons nous-mêmes, nous fermons toutes les voies sauf la nôtre. La pensée humaine commet des erreurs. La Pensée Divine jamais. » (p. 136)

Dans mon propre héritage religieux, je ne peux m'empêcher de repenser à cet enseignement de Jésus, quand il disait « Demandez et vous recevrez », ou encore « Les choses que j'ai faites, vous pouvez aussi les faire, et même de plus grandes ».

 

  • SAINT
    « Je serai saint veut dire :
    je me dépouillerai de tout ce qui n’est pas Dieu. »


    Mère Teresa


     

  • LUI
    « Ne prends que si c'est Lui qui prend.
    Ne donne que si c'est Lui qui donne. »


    Dialogues avec l'Ange **

 

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N'hésitez pas à reproduire nos textes, en indiquant la source.
 v2007-08-11

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