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FIERTÉ
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MA MARQUE
J'ai accompagné souvent des personnes en détresse. Lorsque la personne a
commencé à sortir la tête de l'eau, à calmer les émotions qui la
meurtrissent et à dire non aux pensées qui galopent dans sa tête, elle
peut davantage regarder du côté de l'action. Elle a besoin de ne pas
tarder à avoir la preuve qu'elle va s'en sortir, car notre grande
inquiétude à tous, c'est de rester accroché à notre maladie, à notre
problème. Elle a besoin de plus, même, d'être rassurée qu'elle a
déjà commencé à s'en sortir.
Alors, je l'encourage à s'essayer à des petites activités qu'elle peut
mettre dans son quotidien, au début une ou deux simplement, mais des
valeurs sûres : ça peut être des moments de créativité (jouer d'un
instrument, dessiner, prendre des photos de nature, etc.), ou encore des
exercices physiques (faire du tai chi, du yoga, des pompes matinales ou de
la natation en soirée, etc.). Ça peut être aussi se trouver un petit
plaisir qui lui ressemble : j'ai une copine qui s'est parti une collection
de petites vaches en miniatures, et le sachant, ses amies se font un
plaisir de la compléter au fil de leurs magasinages !
Si elle tient bon à vivre quelque chose de neuf de ce genre, qu'elle
répète durant quelques minutes simplement, mais à tous les jours, un
sentiment de sécurité va la gagner. Car avec le temps, elle se sera
donné la preuve qu'elle existe, d'une façon bien à elle, et qu'elle
tient bon dans quelque chose. Elle va savourer de pouvoir se dire : «
oui, je commence à avoir mes marques de commerce à moi... ».
Si on y pense, c'est bien de ça qu'il s'agit : réinventer nos
façons de commercer avec la vie...
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PASSÉ
"Vivez votre vie d'une façon bonne et honorable. Ainsi, lorsque
vous vieillirez et que vous regarderez en arrière, vous en profiterez une
deuxième fois."
Attribué au Dalaï-lama
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ÉNERGIE
S'il y a une chose que je désire communiquer à mes enfants, c'est à
quel point la fierté de soi est une valeur sans prix. Si souvent elle a
souvent été ma bouée de sauvetage lorsqu'une vague de souffrance
émotive me faisait prendre la tasse. Par exemple au milieu d'une profonde
déception, ou à des moments où je me suis senti fortement ou
injustement remis en question.
Quand je regarde en arrière pour me demander à quoi tient pour moi cette
fierté, je vois trois ou quatre choses. Par moments, c'est la
satisfaction d'avoir accepté de me désinstaller dans mon espace ou dans
mon emploi du temps, d'avoir fait passer en premier ma qualité de
relation avec quelqu'un ou rendu un service. D'autres fois, je l'ai
savourée au fil d'un exercice quotidien comme le yoga ou ou le bain
nasal, par le fait de tenir bon au quotidien dans une discipline toute
simple, mais qu'on n'abandonne pas au premier coup de vent.
J'ai savouré cette fierté à un degré plus profond, je dirais, à
mesure que je vois ce que ça donne de me pratiquer à certaines
fidélités. J'ai en tête la pratique de parler comme je pense et d'agir
comme je parle. Je pense au courage que ça m'a pris pour oser affirmer
une façon d'être bien personnelle, dans un milieu de travail où
ça serait moins risqué - et plus reposant ! -
d'être comme tout le monde. Et je pense par-dessus tout aux
engagements auxquels j'ai dit oui un jour, envers des gens, et que
j'essaie de maintenir malgré les tempêtes.
Attention, ça ne s'est pas fait tout seul ! C'est toujours à re-conquérir sur la
fatigue, le confort, le temps qui manque... Et j'ai
par moments de ces face-à-face avec mes zones d'immaturité, avec mes
raideurs trois étoiles ! Mais j'ai conscience d'être en chemin,
c'est ce qui compte. Je vois comme cette conquête a toujours
rapport avec une pratique de la volonté et du lâcher-prise, mais qu'elle
nous connecte à une force intérieure insoupçonnée.
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trousseau de CLEFS
v2004-10-18
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