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CENTRATION
Nous accorder ça...
La
course nous emporte, notre société nous pousse à tout faire à la fois.
De simples accrochages font éclater l'émotion accumulée et nous font perdre nos moyens
: nous nous sommes perdu de vue.
Car nous sommes faits comme le musicien.
Il
connaît d'évidence l'importance d'accorder son instrument entre deux mouvements musicaux
− sinon il aurait vite fait de jouer faux.
Et si notre journée était un concert ?...
Mettre au point notre façon propre de nous recentrer, nous accorder
ça ! Nous prenons alors la mesure de notre état énergétique
− en même
temps une mesure de notre respect de nous-même.
Voici d'abord certaines façons qui ont pris
de l'importance dans mon parcours, certaines pratiquées plus longuement
que d'autres. J'ajouterai souvent quelques commentaires. J'ai mis au point
la plupart de ces méthodes avec le temps,
inspirées du yoga ou d'autres approches. Elles ont fait leurs preuves pour
moi, souvent pour d'autres aussi.
Vous allez remarquer des éléments communs
entre plusieurs centrations. Je me suis effectivement rendu compte que
plus j'avance, plus certaines pistes me conviennent mieux, me
ressemblent, peut-être. Ce sont celles avec lesquelles j'arrive le mieux
à retrouver la paix intérieure. Je pense par exemple à mes
4 Sages,
qui sont comme l'aboutissement de mes recherches pour toucher à quelque
chose à la fois d'essentiel et de simplifié.
J'y mets des fois 30 secondes, d'autres fois
vingt minutes. L'une
me permet d'entrer par la porte du physique, une autre par la porte du
spirituel, selon mon inspiration du moment.
DES
CENTRATIONS ALTERNATIVES
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3 MINUTES... OU 3
RESPIRATIONS
« Que c'est
bon de juste être ! »
Dibs
Des sources
d'inspiration
Nos meilleurs maîtres de centration sont
aux deux bouts de la vie. Regardons un enfant : curieux de tout, il
observe d'abord en silence, puis s'approche... Regardons un vieillard
: on dirait qu'il contacte une dernière fois ce qui l'entoure pour
s'en imprégner, avant de le laisser aller....
La pratique de la pleine conscience, héritée du bouddhisme, a
systématisé cet état d'esprit. Le voici résumé dans un exercice tout
simple :
L'exercice
- S'arrêter
- Devenir attentif à ce qui est là
- À travers sa respiration
- Avec bienveillance
- Sans jugement.
Je peux choisir d'être à l'écoute de mon organisme, par exemple
à ma qualité de détente, avec un ressenti neuf. Ou d'être présent à
ce qui m'entoure, avec des yeux neufs.
Des pensées, des
émotions montent à la surface ? Amicalement je les laisse venir puis
repartir, sans y réagir. Je
suis là, simplement. Je laisse être...
Le moment
Une journée fournit mille
occasions ! Entre deux activités, à l'arrêt du bus ou au feu
rouge... Au moment d'une bonne nouvelle, ou à l'inverse quand je ne
vois que des « il faut », quand l'anxiété me reprend face à un
tracas persistant...
Le sens de tout ça : me recréer un
espace pour être, et pas seulement pour faire. |
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MA CENTRATION
'PELURE D'OIGNON'
Je
l'appelle ainsi parce que des pelures s'ajoutent en route ...et que
lorsqu'il faut en enlever pour retrouver notre coeur d'enfant, ça fait pleurer les yeux !
Les yeux
fermés, dans une posture confortable :
1.
PHYSIQUE. J'entre dans mon corps. Je prends une lecture de ma
respiration, de ma détente. Je ressens... j'observe... j'accompagne...
2. SOURIRE.
Tandis que je prolonge mon état de ressenti physique (1), j'ajoute un
sourire sur mes lèvres. Je ressens ce sourire, ce qu'il me fait,
puis je vais porter ça au reste du corps, au rythme de ma
respiration...
3. MAGNIFIQUE.
Sans délaisser ma sensation d'être physique-heureux (1-2), je prends conscience d'être
moi, quelqu'un de splendide :
c'est ma nature. (Si j'ai du mal à y arriver, je pense à quelqu'un qui m'aime,
j'imagine que cette personne me regarde avec tendresse.)
4. COMMUNION.
À l'intérieur de cette sensation d'être physique-heureux-proche de
moi (1-2-3), je prends conscience de faire partie du grand Cosmos,
d'être un enfant béni de la Vie.
J'ouvre les yeux... Et
je passe à l'action, apportant avec moi cette sensibilité corporelle,
cet état de paix intérieure retrouvés. |
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MA CENTRATION 'BONHEUR'
Cette centration
s'apparente à ce
que Rika Zarai appelle 'respirer en carré'.
Je
prends contact avec mon corps par l'intérieur, je ressens... J'observe d'abord ma
respiration, qui se fait d'elle-même... Puis je viens habiter cette
respiration de l'intérieur et lentement j'en prends la direction :
1. J'expire d'abord à fond par le
bas-ventre.
2. Je garde un léger temps
d'arrêt
à la fin, dont je prends conscience sans le forcer.
3. Je relâche tout contrôle et alors j'inspire. Tout mon corps devient un immense poumon qui aspire
l'air et l'énergie de la vie. (Je peux en esprit faire le plein du sentiment que je suis
un enfant bien-aimé de l'Univers...)
4.
Je retiens mon souffle, sans forcer. Sourire aux lèvres, je lance mon « oui ! »
à me laisser aimer, là tout de suite. Si quelque chose me tracasse encore,
je le confie à la Vie.
1. Expirant à
nouveau, je vais lentement porter ce bien-être retrouvé à
toutes les cellules de mon corps, surtout à celles qui seraient douloureuses. Il
m'arrive aussi d'imprégner de cette énergie le lieu, ou des gens à qui
je pense...
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La roue de l'abondance
Debout, jambes un peu écartées :
1. En inspirant à fond, je lève les mains au ciel, paumes vers moi, faisant une corbeille pour accueillir l'abondance de la vie.
2. Retenant mon souffle, j'abaisse les mains
tournées vers moi. Elles se touchent
presque et descendent devant mon visage, mon torse, ...jusqu'aux jambes, en
effleurant mon corps, comme pour enfiler le vêtement de cette abondance.
3. À mesure que descendent mes bras, les
mains se tournent vers le sol. En expirant, je m'accroupis pour prolonger leur
mouvement et j'offre cette abondance à la Terre. Ma flexion des jambes
fait s'approcher mes mains du sol. 4. Un moment
accroupi, les bras se redressent progressivement, paumes des mains
vers l'avant, poussant devant elles l'abondance pour l'offrir au monde.
5. Une nouvelle inspiration profonde au
moment où je pousse dans les pieds pour me
redresser. Je lève à nouveau les bras au ciel en tournant les paumes
vers moi, faisant à nouveau une corbeille de mes mains ...
Le mouvement peut se répéter deux ou trois fois. À la fin, on gagne à
terminer en joignant les poings, puis en laissant tomber la tête par
devant, mollement, afin d'étirer la colonne.
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LE
CAILLOU SOURIANT
Un petit caillou jeté à l'eau
crée des ondes concentriques qui voyagent loin, tout comme un
sourire maintenu sur les lèvres...
L'idée de cette
centration m'est venue dans un moment où je réalisais que le
sourire physique nous pousse à adopter une attitude intérieure
qui lui ressemble. Essayez ceci :
-
Les
yeux fermés, vous installez un sourire sur vos
lèvres. Savourez-en le plaisir...
-
Contactez
votre respiration. Vous inspirez profondément l'énergie de
ce sourire. Ensuite à l'expiration, allez
communiquer l'envie de sourire à toutes les parties de votre
corps tour à tour, un peu comme on communique le feu.
Ressentez que votre tête, vos épaules, etc. se laissent
gagner par le sourire.
-
À
l'inspiration à nouveau, les yeux encore fermés, éprouvez
que l'ensemble de votre corps est un grand sourire, qui
maintenant s'élargit, s'élargit... jusqu'à
atteindre... la Vie ! Lancez intérieurement un grand « oui ! » à en faire partie, à en être partenaire, là tout
de suite. Ressentez que votre vie est toute entière dans cet
instant...
-
Ouvrez
les yeux, et imprégnez de cette énergie retrouvée ce que
vous voyez tout autour de vous : le lieu où vous êtes,
la tâche que vous aviez entreprise, les gens qui bougent
autour...
-
Remettez-vous
à votre activité ou à autre chose, avec la décision
de l'interrompre pour vous offrir une nouvelle centration,
dès que vous allez constater que votre véhicule a pris le
fossé, que vous avez dérapé face à votre engagement sacré
: le bonheur de l'instant.
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VOYAGE DANS LE CORPS
Cette centration
s'inspire d'exercices du yoga, où on devient de plus en plus
conscient de chacune des parties de notre corps. Je la trouvais plus
efficace par le fait de me connecter à l'énergie universelle pour la
transmettre à mon organisme.
Yeux fermés, j'entreprends un voyage à l'intérieur de mes membres.
J'inspire en me remplissant de l'énergie de la vie ou de sa
tendresse, et je vais la porter tour à tour dans ma tête, mon cou, mes bras,
mon thorax... jusqu'aux pieds.
La respiration est libre, le ressenti est de plus en plus subtil.
Je savoure tout ce qui peut se
savourer. Quand la pensée me distrait, doucement je reviens au corps.
Immobile, j'ouvre les yeux. Je poursuis le voyage en prenant contact
avec mon environnement, neutre sans juger ni réfléchir : les
couleurs, les formes, les odeurs... Ici encore je savoure tout ce
qui peut se savourer.
Si je peux me le permettre, j'étire mes membres, exagérément,
j'occupe l'espace...
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VACANCE EN IMAGE
Je voyage un instant dans une visualisation. Je laisse monter un
paysage de vacances où j'aimerais me trouver. Je prends plaisir à
faire apparaître des arbres, des gens, des odeurs, etc., tout ce qui
pourrait composer mon Paradis terrestre dans l'instant..
Je prends plaisir à en faire partie, à m'y promener, à le découvrir...
Au
sortir de ce rêve éveillé, je me demande s'il y a quelque chose
de ça que je pourrais transposer dans mes prochaines
journées, pour les vitaliser davantage encore.
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ZAZEN
Respiration Zen
Le Zen propose,
pour l'exercice de méditation qu'on appelle le zazen, un mode
de respiration précis, où l'expiration est active, et
l'inspiration en bonne partie passive. Il le recommande aussi dans
la vie quotidienne, en particulier dans les moments où ça ne va pas
émotivement :
« Pour éloigner la tristesse, les souffrances, l'anxiété, la
meilleure méthode est de se concentrer sur l'expiration. Avec une
expiration longue et douce, on peut devenir calme, notre cerveau
devient frais, la circulation du sang se renouvelle.
« Pendant zazen, la respiration est toujours douce.
Imperceptiblement, l'expiration se transforme en inspiration et
l'inspiration en expiration très profonde. L'inspiration doit être
rapide et énergique. Ainsi une activité fraîche surgit et pénètre
profondément les poumons. Ne la bloquez pas. Autant que possible
pratiquez une expiration longue, lente, profonde qui engendre
ensuite une inspiration puissante et rapide. Dans la vie
quotidienne, il en est de même.
« La respiration doit être imperceptible. Si elle est ainsi, les
pensées cessent, le corps et l'esprit s'harmonisent et la sagesse
apparaît. On peut alors pratiquer la véritable observation de toute
chose. La sagesse provient d'une longue expiration. Dans l'escrime
ou le tir à l'arc on porte l'attaque à la fin de l'expiration. On
vise alors plus justement. Par une longue expiration, le corps
devient fort et les maladies prennent fin. Par une posture juste et
une longue expiration, votre conscience devient infinie. L'intuition
et la créativité apparaissent alors automatiquement. » (p. 59)
Pierre Dokan Crépon
* *
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LE CERCLE
1. Comme exercice physique
(simplifié)
Identifiez d'abord votre côté du corps dominant. (C'est celui de la
main avec laquelle vous écrivez ou vous brossez les dents.)
Allongé sur le dos, bras le long du corps, imaginez que l'énergie vous vient de la Terre et
vous pénètre sous le pied et dans la main du côté dominant. De là,
elle fait une sorte de cercle, montant le long de votre corps
jusqu'au sommet de votre crâne, et même plus loin dans votre
enveloppe énergétique, puis redescend par l'autre côté du
corps, en poussant au dehors l'énergie ancienne (stress,
douleur...), qui vous quitte par la main et le pied de ce côté, pour
s'enfoncer dans la Terre.
2. Comme exercice
physique et spirituel (élaboré)
Peut-être aimerez-vous aller plus loin et pratiquer l'exercice tel
qu'il est enseigné dans le
livre
d'Edna G.
Frankel, Le Cercle de Grâce
**.
(Comme l’exercice est détaillé au fil des 37 premières pages, j'ai
cru bon de le résumer ici.)
Le
Cercle de Grâce est proposé comme
une
méditation active, qui combine le ressenti corporel et le
contact spirituel. Comme un moment de purification,
de guérison énergétique.
J’ai découvert cette centration dans une période
d’épuisement et d’émotions intenses. D'abord dérouté par la mise en
train qu'elle implique, j'ai quand même décidé de
l'essayer un temps et de lui donner sa chance. Comme j'ai bien fait !
Le déroulement
1. Allongé,
de préférence sur
le dos dans les débuts, les bras
sont le long du corps aligné. On peut placer un coussin sous la tête et un autre sous
les genoux.
2. On ouvre la
mâchoire toute grande, en même temps qu'on tourne la
tête une fois de chaque côté.
[ Je bâille un grand coup, de quoi rivaliser avec un hippopotame ! ] Puis on garde la mâchoire
détendue tandis qu'on referme la bouche.
3. On entre en
ressenti corporel et on respire par le nez de façon régulière, lentement.
4. On invite à voix haute, pour qu'elles se joignent à nous, les
figures spirituelles en qui nous avons confiance (le Créateur, les
maîtres de sagesse comme Bouddha ou le Christ, notre âme...), en
tout particulièrement le groupe
qu'on appelle la
Fraternité de lumière.
5. Toujours à voix haute, on formule l'intention de notre séance : on précise d’une part ce qu’on choisit, d’autre
part ce qu’on laisse aller (par exemple : « Je choisis de me refaire en
énergie / J’abandonne tout stress »). On mentionne aussi le temps
approximatif qu'on
souhaite consacrer à l’exercice. [ Quand je m'endors en le
faisant, ça ne compte pas ! ]
À tout moment, on pourra faire part, toujours à voix haute, d'une sensation de douleur ou
d'une tension qu'on voudrait particulièrement évacuer.
6.
Le Cercle de Grâce emprunte le trajet décrit plus haut pour
l'exercice physique.
Ce mouvement circulaire se fait au rythme d'une respiration consciente
et allongée : on inspire à
la montée d’énergie, avec une pause; puis on expire à sa descente,
avec une pause encore. Et le cycle reprend sous le pied à nouveau...
[ Peu à peu,
tout en continuant d'habiter ma respiration, je constate que ma conscience
fine de chaque partie du corps diminue,
remplacée par une grande vague qui m'emporte à me remplir de la Vie,
puis à tout Lui abandonner.
Par moments,
j'essaie d'entrer dans l'attitude que je voulais consolider quand
j'ai lancé l'exercice : par exemple, à l'inspiration je deviens
cette énergie de joie qui me manquait, puis à l'expiration je
redonne la fatigue qui m'habitait. À d'autres moments, c'est plus
simple encore : je m 'engouffre dans la tendresse divine, puis je
m'y repose... Le reste est Son affaire !
Je ne tarde pas à me sentir particulièrement bien, au point
d'avoir du mal à arrêter l'exercice, ou encore d'en perdre des bouts
et de somnoler. Dans ces moments-là, je
suis sûr que ceux qui m'accompagnent m'attendent, avec un sourire en coin ! ]
7. On termine par
un remerciement.
Quand le
pratiquer
Comme on nous le propose, je
pratique l'exercice par exemple au moment d’aller au lit
pour la nuit, surtout si je suis agité; le matin au réveil si la nuit a été difficile
et que je manque encore d'énergie; ou
encore lors d’une pause du midi quand j'ai besoin de refaire des
forces ou de consolider ma paix intérieure.
Les bénéfices de l'exercice
Malgré que cette centration soit plus développée que bien d'autres
exercices, j'ai peu à peu senti qu'elle avait quelque chose de très spécial,
qu'elle agit en profondeur.
Vraiment, j'en sors à chaque fois refait, étonné souvent du changement, même
quand je n'y ai mis qu'une dizaine de
minutes.
Je me sens plus
paisible, l'esprit clair, capable de rester dans l’instant
présent. Bref, j'ai retrouvé de l'énergie et l'état d'esprit qu'il me fallait pour entreprendre
la suite.
Plus loin, l'exercice m'a fait faire quelques prises de conscience,
qui vont du côté de considérer notre croissance comme quelque chose
de très incarné :
- Cet exercice me confirme à quel point
j'ai besoin de passer par le corps, par la respiration et
le ressenti, pour que mon contact spirituel sonne vrai.
À l'heure où Internet nous crée souvent l'illusion que le virtuel
nous suffit, j'en arrive ici à croire que tout ce qui nous passe par la tête a besoin
de traverser la matière pour devenir réel, qu'il nous faut non
seulement comprendre, mais aussi faire l'expérience des choses, sinon c'est du vent.
- Dans le Cercle de Grâce, on dirait bien que la Vie passe par la Terre pour me fournir l'énergie dont j'ai
besoin, puis que c'est à partir de la Terre qu'elle accueille ce que je lui redonne.
J'entre plus volontiers qu'avant dans cette vision que l'échange
spirituel n'est pas quelque chose d'à côté du monde physique, mais
qu'il en fait partie.
- J'en
arrive à croire plus qu'auparavant que j'ai accès à un
réservoir d'énergies pas mal plus grand que celui auquel je recours
habituellement quand je compte sur mes seules réserves.
-
Enfin,
Je constate que composter des
des émotions, ça relève des mêmes lois que composter des pelures
d'oignon. Que la vague d'une petite respiration n'est pas différente
de celle
d'un grand océan.
Je ne peux pas m'empêcher, une
fois encore, de m'émerveiller
de l'unité de la vie...
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Mes 4
Sages
Quels points de repère me
donner dans le petit quotidien, pour les moments de stress, où le bonheur me
file entre les doigts ?... Avec le temps, je constate que je reviens
naturellement
à ceux-ci, et je prends plaisir à les vivre comme un enchaînement :
- S COMME
SILENCE.
Stop,
silence ! Calmons les bruits du dehors, l'agitation du dedans. Au neutre
les pensées, les émotions... Les yeux fermés, pour un moment, je redeviens réceptif...
- S COMME
SOUFFLE. Je me connecte à mon
corps, j'entre en respiration consciente. Je l'observe, je la suis... En inspirant, je me remplis de la vie...
En expirant, j'en
imprègne mes membres... Je les ressens, je les détends... Je deviens ce
souffle...
- S COMME SENS.
En pensée, je me connecte à une racine de sécurité, de paix intérieure. Par
exemple, je pense à quelqu'un qui m'aime profondément, un proche... ou l'Inventeur de la vie.
Je l'imagine qui me regarde affectueusement, pose ses mains sur mes épaules
et me dit « Je connais toute ta valeur, ta beauté... » Je respire sa tendresse,
m'en fais un manteau... Je goûte d'être moi, tel que désiré par la Vie...
- S COMME
SAVEUR. ...Je reste conscient du souffle et installe un sourire
sur mes lèvres, je le savoure... J'en imprègne mon corps, qui se délie dans
l'espace... « Rechoisir d'être heureux, tout de suite, à quoi est-ce que
ça pourrait ressembler ?... » J'ouvre les yeux, je contacte avec
bienveillance ce qui m'entoure, attentif à l'agréable,
à la beauté... et à ce qui me sollicite !
Me voilà reconnecté à mon coeur, qui connaît
d'instinct ce qui est bon pour moi. Je vais passer à l'action, me
concentrer sur une activité, n'être que là, amoureusement là.
Le courant passe à nouveau,
ma
rivière coule...
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NOUS AVONS REPRIS NOTRE SOUFFLE : UN
PEU DE RECUL
Ma centration n'aura duré que quelques secondes, le plus souvent.
D'autres fois je me suis bien offert une bonne minute, au point que la
sensation du temps a un peu disparu. Souvent elle m'a donné l'heure juste
sur ma fatigue, sur mon état de stress, sur mon besoin de ralentir la
cadence ou de m'offrir un congé.
Me voilà reparti, de là où j'en étais. Mais la suite aura une coloration
différente, c'est sûr. Tantôt c'est la joie de vivre qui a repris la première place,
je suis reparti du bon pied : la décision de ne rien faire sans que le
bonheur soit de la partie.
Tantôt je
ressens plus d'énergie pour avancer, plus de clarté pour penser, dire,
agir. Un peu moins à partir des peurs, si mauvaises conseillères, un peu plus à partir du coeur.
Quelle est votre longueur d'onde ? Au-delà des
formules, quel genre de centration vous fait le plus de bien ? Êtes-vous du genre très physique : besoin de concret, de
contact avec le corps ? Êtes-vous du genre plus spirituel, à l'aise avec
une imagerie mentale ? J'ai personnellement constaté
ceci :
- Il est
bon d'ancrer au départ notre centration dans un ressenti corporel, et à la fin d'y
revenir.
- Par ailleurs, c'est stimulant de varier les façons de faire, pour
entretenir notre motivation.
Votre instinct du moment, ou ce qui vous
réconforte le plus à force de pratiquer, sera votre meilleur
guide. Il reste que le fait de
connaître quelques petites méthodes nous aide à passer à l'action et à
commencer avec quelque chose.
Quand nous recentrer ? Pour moi, c'est quand je
change d'activité, ou quand je réalise que je me suis perdu de vue. Par exemple, au saut du
lit, pour lancer la journée vers le meilleur. En attendant l’autobus ou au volant dans la circulation de 17 heures. Lorsque je suis stressé
devant mon ordinateur, réalisant que j'ai cessé de respirer depuis un bout de temps déjà. Quand j’ai du mal à entendre mes désirs, du
mal à prendre une décision… À vrai dire, quand je me surprends à oublier d’être
heureux !
Et vous aurez vite fait de
remarquer que l'habitude de la centration ne voyage pas seule. Vous prendrez
naturellement plus de plaisir à goûter les petits moments qui passent : la nourriture
dans votre assiette, un
compliment qu’on vous a fait, une neige fraîche
tombée, jusqu'aux côtés plus agréables d'une personne qui vous est
pourtant indifférente, quelquefois antipathique. Vous choisirez de vous
gâter
plus souvent, après un coup dur ou suite à un geste de courage. Et vous
allez vous surprendre à apprécier les inattendus. Bref, vous voilà recentré
sur la vie !
Pour aller plus loin
- EMOTION INTENSE. Je vous suggère le Feuillet 08 de L'ALLUMEUR
DE RÉVERBÈRES, qui nous parle de tout ça à travers l'allégorie du voilier.
- RESPIRATION. Le
Feuillet 12 de L'ALLUMEUR DE RÉVERBÈRES devrait vous
intéresser.
- VISION. Au Feuillet 4 de L'ALLUMEUR DE RÉVERBÈRES,
j'ai entrepris de positionner mon état d'esprit à l'horizon de ces
exercices, afin de leur donner toute leur force.
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