Mon trousseau de CLEFS
Pour mieux approcher les défis, les problèmes émotifs... ou les décisions
La chronique de l'Oncle Christophe

 


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BONHEUR

« On a tous un potentiel d'épanouissement, de bonheur accru.
Il faut simplement le reconnaître »

Matthieu Ricard, moine bouddhiste


Mes Quatre portes

Quand vous êtes heureux vous le savez, quand vous ne l'êtes pas vous le savez aussi, exact ? Et vous avez sûrement une bonne idée de ce qui peut faire votre bonheur ou le mettre en danger, au moins confusément.

Comment se fait-il, pourtant, que nous soyons sans cesse à courir après le bonheur ? Il ressemble au vent du large, qui nous séduit et nous caresse le bras, mais de là à pouvoir mettre la main dessus et le capturer pour de bon, hum...

Aussi longtemps que dure notre sentiment d'être heureux, nous ne réfléchissons pas au bonheur, nous l'habitons simplement. C'est quand il nous échappe que nous y regardons de plus près. Comment reprendre son chemin quand nous avons pris le fossé ? La souffrance est-elle le contraire du bonheur, ou pourrait-elle par moments être notre alliée masquée ?...

Cette page se penche là-dessus : identifier quelques clefs porte-bonheur. Je devrais dire des portes-bonheur, car ce sont des portes qu'on franchit, lorsque quelque chose, de l'intérieur, nous murmure « Essaie encore, tu es fait pour le bonheur... »

Pour moi, je franchis régulièrement ce que j'appelle Mes Quatre portes, et j'en fais un enchaînement progressif. Les quatre premières capsules les décrivent plus en détail, juste après. Je décide d'être heureux d'abord. Je reprends contact avec mon corps. Je trouve quelque chose à savourer, tout de suite. Je me branche sur les Forces de la vie en dedans. Voyons ça de plus près...

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   « BONHEUR = URGENT ! »
           1ière porte : celle de la décision

Peut-être ma découverte la plus décisive, sur mon chemin de croissance, a été que le bonheur est moins un résultat qu'une décision au départ. Le bonheur va du dedans vers le dehors. Et c'est justement quand ça ne va pas qu'il faut rechoisir d'être heureux.

En effet, nous nous évertuons à régler des problèmes, et c'est ça notre plus grand problème. Ce qu'il faut c'est décider de repasser du côté de la vie d'abord, pour après regarder la situation avec un regard renouvelé. Autrement, nous sommes ce chasseur qui tire sur l'obscurité pour la faire disparaître, et qui n'aperçoit plus les allumettes tout près à sa portée. Et s'il avait l'idée de commencer par les retrouver, allumer un petit feu, et là regarder la réalité tout autour...

Il vous arrive un pépin... Vous vous êtes couché à une heure folle la veille et vous voilà une guenille pour entreprendre la journée... Un être cher vous a contrarié... Essayez donc ceci : refaites consciemment le choix d'être heureux tout de suite, quelle que soit la gravité de ce qui vous arrive... ou qui ne vous arrive pas à votre goût. Ressentez-le, et même installez un sourire sur vos lèvres pour un bon moment, puis regardez à neuf ce qui est là et ce que vous voulez en faire.


Que va-t-il se passer alors ?

- Sécurité. Immédiatement vous venez d'installer en vous la décision de repartir du bonheur plutôt que des problèmes. C'est décisif, parce que vous venez de vous offrir là une bouffée de sécurité. C'est l'équivalent de dire à votre enfant intérieur : « Rassure-toi, moi je ne te laisserai jamais tomber... »

- Énergie.  Une sensation de paix retrouvée se combine à plus d'énergie disponible, du fait de cesser de lutter ou de penser sans arrêt. Dans l'instant, vous captez quel est votre réel état de fatigue. Fort probable qu'après un moment vous allez vous mettre à bâiller
ce qui vous recharge en énergie. 

- Intuition.
Cette sensation immédiate de bien-être vous remet en réceptivité. Et alors le meilleur redevient possible, vous recommencez à laisser monter les intuitions qui vous disent quel est votre désir dans l'instant, comment réagir à l'événement qui s'amène, et donc quelle décision serait la bonne pour tout de suite.

Et c'est reparti, le sang du bonheur circule à nouveau dans vos raisons de vivre. Le reste est une question de temps, de laisser un peu plus faire la Vie et de lui prêter vos mains à mesure que vous allez trouver comment...

Si vous aimiez creuser un peu plus sur le fond, allez à
L'ALLUMEUR DE RÉVERBÈRES, au Feuillet 18. Aussi dans Mon trousseau de clefs, au thème SOURIRE.

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ENGAGER UN CORPS-ACCORD
      
2e porte : celle du corps

Comment donner une poignée à la décision d'être heureux d'abord, si on veut que ça ne soit pas juste un conditionnement qu'on se fait, une belle histoire qu'on se raconte pour moins souffrir ?

À force d'explorer de ce côté, j'ai fini par me dire qu'il nous fallait ramener la vie à sa plus petite fraction, pour l'attraper. Cette fraction est l'instant qui est là, le seul sur lequel j'ai de la prise en ce moment. Nous pouvons préparer le bonheur, c'est sûr, mais nous ne pouvons pas le stocker pour plus tard : ce qui n'est pas goûté sur-le-champ est déjà passé.

Vous et moi envions les gens qui arrivent à la fin de leur vie et peuvent dire « J'ai vécu une vie heureuse ». Ont-il eu une sacrée chance ? Et s'ils avaient aidé à cette « chance » par leur disposition d'esprit, en cultivant leurs instants comme le cultivateur à chaque saison de semailles vérifie la qualité de ses semences ? Ces gens ont sans doute ensemencé des milliers d'instants de leur vie en en faisant des porte-bonheur. Au point qu'à la fin de leur vie, ils avaient le sentiment que ça avait duré presque tout le temps ! C'était pourtant des millions d'instants vécus amoureusement.

« Aimer la vie pour qu'elle nous aime » dit un adage. Tout est peut-être là. Comment amener cet idéal à notre portée ? J'en suis arrivé à deux clefs qui ont marqué mon expérience dans des périodes pénibles, et je les propose comme deux étapes à votre exploration.

Ma première clefs consiste à cultiver ma qualité de contact avec ce qui est là dans l'instant, à commencer par le contact avec mon corps, par le dedans. Je vous propose ça tout spécialement pour les temps difficiles, quand on est porté à s'en faire (s'enfer). Sans doute nos meilleurs guides sont-ils un animal ou un enfant : ils se mettent en boule, on pourrait dire, rentrent dans leur corps, puis ils observent tout autour...  Lorsque tout va bien nous habitons spontanément notre corps, sans même y penser. Le fait d'en prendre conscience quand tout va bien, par moments, a l'avantage de nous préparer à le vivre par réflexe lorsqu'il va venter fort dans nos émotions.

« Le mal, c'est d'être séparé », dit une maxime ancienne. Et c'est d'abord parce que nous sommes déconnectés de nous-mêmes. Nous ne sommes pas des anges, nous avons besoin de nous sentir réels d'abord, incarnés : le bonheur s'accroche au corps, il a besoin de passer par la sensation, par quelque chose de palpable, tout comme l'énergie a besoin de l'eau comme un véhicule pour circuler. Beaucoup de nos petits malheurs sont liés à des instants vécus à moitié : nous nous sommes séparé de nos sensations. Par exemple, notre jambe est engourdie, mais nous sommes absent et ne la ressentons plus : juste le fait de lui porter attention, que se passe-t-il ? Nous faisons un mouvement spontané, et le sang se remet à y circuler. Autre exemple : une personne nous parle, mais nous l'écoutons distraitement, peu intéressé ou préoccupé par autre chose. Nous nous sommes à moitié déconnecté. Si nous en prenons conscience, que se passe-t-il ? Nous reconnaissons la réalité de notre sentiment, et ça suffit pour nous faire redevenir à l'écoute de cette personne. Du coup, le fait d'être là tout entier avec elle a des chances de réanimer notre intérêt pour ce qu'elle nous dit ou de nous donner le goût de voir les choses à sa façon.

Connectez cette décision du bonheur à votre respiration tout particulièrement, à votre ressenti, prenez plaisir à voir la détente s'installer dans vos membres. Ou encore, si le fait d'être en mouvement vous aide à ressentir votre carcasse, prenez une marche dont vous devenez conscient. Bref, faites n'importe quoi, mais soyez en contact de tout votre être. Et quand vous passez un moment difficile, quand vous êtes abattu par la tristesse ou électrisé par la colère, c'est le moment de revenir au neutre, réceptif , sans vous obliger à quoi que ce soit. Juste d'observer, par le dedans, au dehors... 

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ÊTES-VOUS SAVOUREUX ?...
        3e porte : celle du 'oui' au plaisir de vivre

Chaque instant est en lui-même une vie

Celui qui gigue devient gigueux, celui qui savoure devient... savoureux ! Dans mon expérience, une fois que j'ai pris contact de l'intérieur avec mon ressenti corporel, il est temps d'aller plus loin : tout en restant dans le contact de l'instant, je colore cet instant d'une intention, je me rends disponible à trouver  quelque chose d'agréable tout de suite, collé à moi et à ce qui est là autour. Ça prolonge ma décision d'entrer dans la vie à nouveau par la porte du bonheur.

Dans l'instant, goûtez tout ce qui peut se savourer, trouvez ce qui peut immédiatement vous faire vous sentir bien. Essayez-le durant quelques secondes, toujours en commençant par votre respiration, puis par votre ressenti corporel. Vous inspirez ? Redécouvrez le plaisir d'aspirer chaque parcelle d'air....  Vos yeux s'arrêtent sur une de vos plantes familières ? Regardez-la comme si on venait de vous l'offrir pour votre anniversaire... Vous entendez un oiseau chanter ? Écoutez son chant comme si c'était la première fois... Il se peut que spontanément ça vous connecte à votre coeur d'enfant, que ça réveille votre sens de l'émerveillement et que vous ayez envie de dire merci..., sans trop savoir à qui ou pourquoi : allez-y ! Inspirez une longue bouffée d'air, et dans le même temps ressentez que vous vous remplissez de l'énergie de l'Univers, savourez la chance que vous avez d'être en vie...

Il se peut bien que les émotions douloureuses soient trop fortes et que vous mettre en position de savourer quelque chose résonne trop abstrait. Vous n'êtes pas prêt encore. Ce n'est pas grave, revenez pour un moment à l'étape d'avant : dites stop aux émotions, mettez-vous au neutre, reprenez contact avec votre respiration. Vous reviendrez à cette deuxième clef plus tard, quand vos nuages se seront un peu dissipés, quand vous serez moins en combat.

Peu à peu, appliquez ça à votre journée. Par exemple avant une nouvelle activité, surtout si vous avez du mal à vous y mettre. Essayez ça pendant que vous attendez quelqu'un, le feu vert ou l'autobus. Et voyez si vous y arrivez lorsque quelqu'un vous a contrarié ou si vous avez du mal à prendre une décision.  Essayez-le encore quand vous soupirez d'avoir juste 36 heures dans votre journée pour faire tout ce que vous voudriez. Essayez-le quand vous vous sentez coupable de prendre un moment gratuit à ne rien faire, à cesser de courir parce que tout le monde court.

Entrer en savourance... D'abord rechoisir cet état d'esprit, puis s'occuper de ses affaires après. Ça ne veut pas dire balayer les problèmes sous le tapis pour ne pas les voir. C'est plutôt que pendant quelques secondes, vous les ramenez à leur vraie place : au second plan. Vous attendez de pouvoir les aborder dans la seule perspective qui vaille : celle qui vous rend justice parce que vous repartez de votre droit au bonheur, dont vous faites peu à peu un non négociable.

Et si votre conviction n'est pas encore installée, regardez encore un enfant qui joue, un chien qui renifle... Rappelez-vous votre plaisir d'ouvrir la porte à l'air frais du matin ou la dernière fois où vous avez senti une rose à pleins poumons : « Hum !.............. » Vous y retrouverez la conviction que c'est votre nature profonde d'aborder l'instant ainsi. Et que c'est vrai, vous y avez droit.


Les effets

Qu'est-ce qui va alors se passer ? Il n'est pas de trop pour rappeler quelques résultats déjà évoqués plus haut, dans la capsule « BONHEUR = URGENT ! ». Vous allez tout de suite vous rendre compte de plusieurs choses : par ce simple fait de vous disposer à goûter ce qui est là, vous allez habiter votre carcasse à nouveau. Peut-être remarquerez-vous qu'un sourire s'est installé sur vos lèvres. Et, j'en suis certain, vous allez cesser de vous reprocher quelque chose du passé, de vous inquiéter pour quelque chose de l'avenir. Le mental (ici, le lamentable) va avoir cessé de tourner à vide. Vous allez vous sentir plus en clarté pour prendre la prochaine décision, car vous aller l'écouter monter en vous plutôt que de la forger et souvent de la forcer... Et même un moment de cafard va vous donner quelque chose à savourer. Vous ne craindrez pas qu'une nouvelle émotion difficile vous déstabilise, puisque vous savez maintenant que vous arrivez à reprendre pied dans l'instant.


Contacter et savourer : quelques enseignements cachés là

Que s'est-il donc passé ? Il n'est pas de trop de regarder le chemin parcouru, afin que l'exercice devienne peu à peu une pratique réflexe :

- Nous sommes repassé par le corps, tout de suite nous sommes redevenus réel, ça ne s'est pas juste passé dans la tête.

- Nous avons pris contact. Il semble bien que toutes les solutions un peu vitales aient ça en commun : le fait de nous relier, à quelque chose, à un état d'esprit ou à quelqu'un. 

- Nous sommes entré dans une attitude : savourer. C'est la décision de regarder notre aventure, y compris la souffrance, par la fenêtre du bonheur. C'est l'option ferme d'en faire notre port d'attache, notre « valeur par défaut » comme on dit en informatique.

- Avec cette attitude, nous avons affirmé une vision de la vie, que nous enracinons en nous un peu plus à chaque fois comme une croyance : vivre, c'est fait pour être heureux, c'est un droit fondamental que nous n'avons pas à mériter (ce qui ne veut pas dire de ne pas en assumer les conséquences, bien sûr).

- Nous avons placé notre option-bonheur dans l'instant : c'est une échelle de temps sur laquelle nous avons de la prise, ça se passe là tout de suite, sans attendre les lendemains qui chantent.

Savourer l'instant : une façon de nous raccorder à notre première raison d'être en vie. Et sans doute le meilleur chemin pour nous ouvrir tout naturellement à aimer. Nous voilà alors en plein coeur du bonheur. Être amoureux dans l'instant : y a-t-il meilleure définition du bonheur ?...

 

CONTACTER LA SOURCE
       4e porte : celle de la communion intérieure

Délaisser la pensée qui trotte toute seule pour nous remettre à savourer ce qui est là ne va pas tout seul. Par moments, ça peut nous apparaître comme un beau conditionnement qu'on se fait, mais... Dans ces moments-là, ça nous prend quelque chose qui nous fournisse des raisons d'y croire.

Dans mon expérience, je ne connais pas de clef plus efficace que celle d'entrer dans ma respiration, de prendre une longue inspiration, et là d'appeler en moi la présence divine. Quelqu'un qui n'est pas spontanément religieux pourra appeler une image du grand cosmos, une idée de l'Universel, et chercher à se mettre au diapason de ces forces qui nous dépassent et font notre admiration.

Pourquoi cette étape ? Parce que lorsque j'arrive à m'imprégner du sentiment que les Forces de la vie me veulent heureux, sans que j'aie à le mériter, juste parce qu'elles m'ont fait une place dans la vie, c'est curieux comme après j'arrive plus facilement de me disposer pour savourer quelque chose, que ce soit ma respiration ou un chant d'oiseau pas loin.

C'est pourquoi, même si j'en parle seulement à la fin de mes Quatre portes, par une espèce de pudeur, ce moment de communion par l'intérieur avec le divin prend place juste après être rentré dans mon corps, avec le meilleur ressenti possible. Après, comme si alors j'en avais vraiment le droit, je me mets en chasse pour trouver quelque chose à savourer, d'abord dans ma respiration, puis autour de moi plus largement.

Vous aimerez peut-être jeter un coup d'oeil à L'ALLUMEUR DE RÉVERBÈRES, au Feuillet 45 : j'ai cherché là à décrire en quoi la spiritualité joue un rôle que je considère décisif dans ma recherche du bonheur.

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5 règles simples
pour être heureux 

Libérez votre coeur de la rancoeur
Libérez votre esprit des inquiétudes
Vivez simplement
Donnez plus
Attendez moins

Reçu et adapté d'André Couture, Charny, QUÉBEC

 

L''APPROCHE DU DALAI-LAMA
Le bonheur est un état d'esprit

Quel air frais ! En même temps qu'un gros bon sens d'observateur, dans ce que nous propose le dalaï-lama. Je pourrais ramener les clefs qu'il propose à trois chemins : 

-  faire du neuf dans mon état d’esprit, dans ma vision du comportement humain (questionner mes convictions, mes croyances) ;
-   modifier ma façon d'approcher une situation, entrer dans la maison par une autre porte;
-   et finalement être cohérent dans ma pratique, jusqu’à ce que mes gestes deviennent des réflexes.


Le dalaï-lama préconise ceci :


-  observer le comportement humain, ce qui s’apparente à l’approche scientifique : démonter un mécanisme et voir de quoi il est fait.

-   faire cette exploration à froid, dans un moment où nous ne sommes pas emporté par la tourmente des émotions qui font mal.

-   entrer dans cette maison des rapports humains par toutes sortes de portes, l'aborder sous plusieurs angles.

-   Partir de l’observation de soi pour comprendre le comportement des autres. S’appuyer sur ce que les autres et nous avons de commun, en tant qu’êtres humains : la même bonté fondamentale, les mêmes grands besoins, les mêmes grandes peurs, le même désir du bonheur et de ne pas souffrir...

Fait marquant, les clefs que propose le dalaï-lama sont celles qu’on lui voit vivre. Face au bonheur plus spécifiquement, il propose de :

-   Nous pénétrer de la vision que le but de la vie est le bonheur (pages 28 et 67), que nous avons droit au bonheur, et pareillement le droit d’annuler la souffrance.

-   Nous imprégner de la vision que le bonheur est, plus que le résultat d’événements extérieurs, l’effet de notre état d’esprit, et de l’exercice quotidien de notre esprit. (pages 25, 31 et 67)

-   Nous laisser habiter par la vision que le contentement intérieur est moins d’avoir ce que l’on veut que de vouloir et d’apprécier ce que l’on a. (page 39)

-   Passer en revue nos états mentaux et les classer en vertu du critère : mènent-ils ou non au bonheur? (page 47) Ensuite, reformuler nos priorités sur cette base. (page 67)

-   Identifier et cultiver les états mentaux positifs; identifier et éliminer les négatifs. (page 49)

-   Se pénétrer de l’idée que changer prend du temps et qu’on arrive au bonheur par une discipline, laquelle consiste en une pratique progressive, régulière, répétée. (pages 50 à 53)

-   Se pénétrer de l’idée que la colère est destructrice, qu’elle ne nous apporte rien de bon. (page 56)

Source : L'art du bonheur

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Aujourd'hui

« La clé de ton bonheur et de ton contentement repose au fond de toi, dans ton propre coeur et ton esprit. La façon dont tu commences chaque journée est très importante; tu peux commencer du bon pied ou du mauvais. Tu peux te réveiller avec, dans le coeur, un chant de joie et de gratitude pour la nouvelle journée, pour le bonheur d'être vivant, pour la simple merveille de vivre et pour le fait d'être en accord et en harmonie avec le rythme de toute vie. Tu peux t'attendre à ce que le jour qui vient te donne le meilleur et ainsi l'attirer à toi.

Ou bien tu peux commencer la journée de mauvaise humeur, insatisfait et à contre-temps. Tu es responsable de ce qu'aujourd'hui apportera, et le savoir te donne une responsabilité encore plus grande qu'aux âmes qui n'en sont pas conscientes et qui ne peuvent donc pas savoir. Tu ne peux blâmer qui que ce soit d'autre que toi pour ton état d'esprit. Tout repose sur toi. »

Proposé par  Eileen Caddy, La petite voix, 3 avril  * *

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Contrat matinal

Ce sont nos petites victoires au quotidien qui finissent par enraciner en nous le réflexe du bonheur. C'est pourquoi elles sont à mes yeux les plus précieuses.

Voici une sorte de contrat à passer avec soi-même au lever, à lancer à la vie. Il prend la forme d'un texte qu'on se répète, comme un poème ou une chanson qu'on voudrait graver en soi. Il est inspiré d'un exercice que je pratique au réveil depuis plusieurs années déjà, et qui m'a puissamment aidé voir le Feuillet 3 de L'ALLUMEUR DE RÉVERBÈRES.

Pour en profiter au mieux, utilisez-le d'abord à quelques reprises tel quel. Puis adaptez le contenu à vos couleurs, remplaçant une affirmation par une que vous formulerez vous-même, parce qu'elle dit mieux encore ce qui monte de l'intérieur de vous. Plus tard, qui sait, une deuxième vous viendra...

Si vous êtes en souffrance ou en convalescence du coeur, peut-être que ces mots ne vous diront rien. Ou au contraire, qu'ils feront monter de l'émotion : permettez-vous cette émotion, avec tendresse pour vous-même. Mais ne forcez rien ! Et ne vous sentez pas coupable de vous trouver bien loin encore de réaliser  le contrat : il n'est pas une évaluation, mais un appel en avant, comme un phare à l'horizon qui nous rassure même s'il est loin.

Car l'important n'est pas là où nous en sommes, mais la direction vers laquelle nous regardons. C'est de continuer avec confiance et ténacité, à notre rythme, de nous rapprocher de la plus belle Rachel..., du plus beau Maxim... que nous pressentons au fond de nous-même.
 

Ce matin, je redis oui !...

 ... À entrer dans le courant de la vie, pour accueillir l'amour, le devenir, le redonner.

*

...  Je redis oui ce matin  à choisir le bonheur, quoi qu'il arrive, surtout aux moments difficiles.

...  Oui  à prendre chaque événement comme une occasion de savourer l'existence. Et s'il me fait mal, comme un rendez-vous pour grandir.

...  Oui  à reconnaître que la vie m'a fait magnifique, par nature, et que chaque personne à mon contact l'est aussi, attendant d'être révélée à elle-même pour fleurir.

*

...  Je redis oui ce matin   pour accueillir ma vérité, et me pardonner lorsqu'elle me dérange.

...  Oui  à refuser la peur, la culpabilité ou la vision d'échec, prenant les erreurs comme une école.

...  Oui  à être le même dans ce que je pense, ce que je dis et ce que je fais.

*

...  Je redis oui ce matin  à annoncer plutôt qu'à dénoncer, à regarder les gens et les choses avec des yeux neufs : ceux de mon enfant intérieur qui donne sa chance à la vie.

...  Oui  à refuser ce qui rapetisse l'humain, compare et sépare, pour rechercher ce qui grandit et réunit, convaincu que tous nous sommes de la Famille.

...  Oui  à faire passer les personnes d'abord, commençant par les plus malmenées.

*

...  Oui, je redis oui  à me rappeler que les Forces de la vie m'aiment et m'accompagnent pour composer ma chanson.  Et je fête le cadeau qu'elles me font de pouvoir leur prêter mes mains...
 

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Moi, aujourd'hui

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SE METTRE EN BONHEUR

Quand pouvez-vous dire que vous êtes heureux ? Quels mots vous viennent pour en parler ? « Ah que c'est bon ! », « Ben, je suis fier de ce que j'ai fait là  ! » , « Je sens qu'elle m'aime »...

Essayez de répondre à ces deux questions, dans un moment où vous pourrez faire silence et que vous vous sentirez relativement en paix. Et puis demandez-vous ce qu'il y a de commun entre les réalités que vous venez de décrire.

Je parie ma chemise que vous allez constater à quel point votre vision du bonheur est une affaire subjective, qu'elle est liée à l'interprétation que vous donnez sur l'intention qu'avait une personne ou sur le sens qu'avait un événement. Je parie aussi qu'après un instant de bonheur, vous allez souvent réaliser que le temps s'est arrêté, que vous avez cessé de calculer ou de penser. Vous avez simplement savouré quelque chose de la vie, retrouvé votre esprit d'enfance.

Imaginez maintenant ce que ça changerait si c'était vrai que vous pouvez choisir d'entrer à volonté dans cet état de grâce  − un état où on a envie de rendre grâce −  avant que les choses se produisent, plutôt que d'y parvenir après qu'un certain nombre de conditions se soient réalisées : quand vous aurez fait un gros effort, quand vous aurez gagné la loterie, ou quand quelqu'un vous aura fait plaisir...

D'après plusieurs guides de sagesse  −  et le Dalaï-lama, plus haut, en est un splendide exemple − il semble bien qu'on puisse y arriver. Et même que c'est à peu près à ça qu'arrive peu à peu un humain qui prend sa croissance en main : arriver à se mettre en bonheur peu importent les conditions environnantes ou l'action des autres.


Semer des cailloux blancs...

Tout un parcours ! me direz-vous. Mais qui peut devenir un projet personnel enthousiasmant. Ça peut aider si on place des cailloux blancs pour marquer son chemin, quand on s'aperçoit que certains positionnements, certaines attitudes plus que d'autres nous ont aidé à nous mettre en bonheur.

Par exemple, j'ai réalisé à quel point le fait de me comparer à quelqu'un d'autre vient tuer quelque chose, j'entre en déception : « On sait bien, eux tout leur sourit... »  Le fait d'interpréter ce qui m'arrive comme une injustice de la vie ou comme une malveillance de quelqu'un, ça aussi ça m'épuise : « Ça n'aurait pas dû m'arriver à moi... » Et que dire de toute cette énergie que j'ai dépensé à me fabriquer de la tristesse à voyager dans le temps sur mes noirceurs : ou bien à ruminer une culpabilité à propos d'hier, ou bien à brasser de l'inquiétude à propos de demain : c'est étirer la souffrance comme un élastique, comme si elle ne suffisait pas dans le présent !

À l'inverse, j'ai eu si souvent la preuve que certains positionnements me mettent par avance dans un état de paix plus grand, ce qui me prépare à goûter des petits bonheurs à répétition : le voyage dans le temps des moments heureux est une autre affaire : ressentir à nouveau un bon souvenir ou visualiser un désir comme s'il était déjà réalisé, chercher dans un revers ce que je pourrais bien en apprendre, me connecter au divin de l'intérieur pendant que l'orage passe... Je suis sûr qu'il vous vient à vous aussi des idées à propos de vos porte-bonheur personnels.
 

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CE QUE VOUS SOUHAITEZ VOUS DIRE...

Je vous suggère un petit exercice, qui commence par une sorte de dédoublement :

- Faites silence un moment, puis repensez avec sensibilité à une personne que vous trouvez rayonnante et qui vous aime énormément.

- Prenez une page blanche. Imaginez ce que cette personne pourrait vous dire à propos des façons de vous y prendre de bonheur, pour être plus heureux, plus souvent.

Vous confectionnez ainsi une sorte d'écriteau, qui pourrait fort bien s'afficher quelques semaines dans la porte de votre garde-robe. Elle va devenir pour un moment votre porte-bonheur, tiens ! Vous aurez sûrement envie de le relire, en vous habillant un matin ou au moment d'un coup dur. Un peu plus tard, peut-être aurez-vous envie de compléter ou de réécrire cette feuille, parce que l'exercice aura fait augmenter votre sensibilité sur ce plan. 

J'ai fait l'exercice avant de vous le proposer. Voici ce que ça donne pour moi aujourd'hui :


À moi-même
sur le bonheur aujourd'hui

La Vie m'a fait pour le bonheur. Je n'ai pas à le mériter, à le quêter, à le forcer : j'y ai simplement droit.

Si je ne me fais pas le cadeau du bonheur, personne ne pourra me l'offrir, même pas Dieu.

Toute situation, même la plus souffrante, cache une occasion de bonheur − au moins elle m'apprend à me le permettre davantage.

Tout ce que je ne vis pas avec l'attitude-bonheur va créer de la souffrance, pour moi ou pour d'autres, et peut-être me retarder dans mon évolution. Le rendez-vous va me revenir jusqu'à ce que j'en aie fait un porte-bonheur.

Mon bonheur est un vêtement sur mesure,
personne d'autre n'a ma pointure.

Le bonheur, ça recommence toujours par le choisir,
dans l'instant, et dans mon corps.

Me mettre en service à d'autres pour qu'ils trouvent le bonheur est la plus belle façon de le trouver pour moi-même.

Ma capacité de bonheur va grandir à mesure que je vais reconnaître ma nature divine, celle de tous les êtres, donc notre unité profonde tous ensemble.

 

 

Ü Vous aimerez peut-être parcourir ce que j'ai proposé au thème DÉCISION : de faire votre propre inventaire des incontournables qui vous conviennent le plus, d'un côté sur vos valeurs sûres (vos « NON NÉGOCIABLE »), de l'autre sur vos refus décidés (vos « HORS DE QUESTION ! »).

Ü Vous aimerez peut-être aussi explorer du côté de la centration

 

L'ALLUMEUR DE RÉVERBÈRES vous offre plusieurs réflexions en lien avec le bonheur.

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Le site GRANDIR est édité par l'Association GRANDIR, QUÉBEC
www.grandir.levinux.org

N'hésitez pas à reproduire nos textes, en indiquant la source.

 v2008-06-27

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