Mon trousseau de CLEFS
Pour mieux approcher les défis, les problèmes émotifs... ou les décisions
La chronique de l'Oncle Christophe

 


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ACCEPTATION
 

NOUS DONNER CE QUE D'AUTRES NE NOUS ONT PAS DONNÉ

L'acceptation de nous-même est un autre nom donné à l'estime de soi. Elle peut-être étouffée en nous parce que nous n'avons pas reçu, enfant, toute l'affection dont nous avons senti le besoin, ce qui a développé en nous un immense sentiment d'injustice de la vie. Ou c'est parce que nous ne sommes pas fier de ce que nous faisons de notre vie. En général, en fait, nous vivons les deux ensemble. Dans tous les cas l'acceptation de nous-même nous ramène à un sentiment de sécurité devant la vie qu'il nous faut patiemment construire ou reconstruire, à partir de là où nous en sommes aujourd'hui.


1. Nous pratiquer à accepter que « c'est comme ça »

Nos parents nous ont donné ce qu'ils pouvaient nous donner. Nous nous en sommes tiré à la façon que nous pensions la meilleur pour nous en sortir. Que gagnons-nous à ruminer un sentiment d'injustice ou de culpabilité ?..


2. Prendre soin de notre enfant intérieur. Lui donner l'acceptation, la tendresse que notre entourage n'arrive pas à nous offrir au degré où nous en sentons le besoin.


Grandir, c'est se mettre en marche de s'offrir à soi-même cette acceptation fondamentale. C'est s'en imprégner comme un bon vêtement chaud quand quelqu'un d'autre nous l'offre, comme pour se faire des réserves de tendresse : c'est notre saison chaude du coeur. Et c'est trouver nos façons bien personnelles de continuer de se le donner quand il n'y a personne autour pour nous le donner, quand ceux qui sont là ne le voient pas, quand c'est l'hiver du coeur.


3. L'offrir à quelqu'un d'autre.

Au tai chi, on enseigne « Tu enseignes le mieux ce que tu as le plus besoin d'apprendre ». Pour notre besoin d'acceptation, je dirais de la même façon : « Tu as le plus à offrir là où tu as le plus manqué ».


4.  Cultiver l'émerveillement devant la nature, jusqu'à consolider notre sentiment de la bienveillance de la Vie à notre égard.

Quand l'hiver du coeur dure trop longtemps, il peut être d'un immense réconfort si nous pouvons croire que la Source de la vie, elle qui nous a mis au monde tout comme elle entretient la danse des étoiles et produit la beauté de chaque flocon de neige, veille sur nous et va le faire quoi qu'il arrive, quoi que nous ayons fait jusqu'ici de ce cadeau qu'est la vie, quelles que soient les apparences.

Si nous n'avons pas cette croyance, il nous faut faire le pari que cette Source existe, qu'elle ne peut être que paternelle et maternelle, sinon où serait le sens de la vie ? Pour arriver à se dire que s'il fait sombre, le soleil existe quelque part et nous allons finir par le trouver. À se dire que le fait de ne pas comprendre comment le plan de la vie fonctionne n'empêche pas qu'il existe, et que nous avons décidément notre place dans ce jardin.


Réflexion de fond

« La certitude d'avoir été, un jour, une fois, aimé
-  c'est l'envol définitif du coeur dans la lumière.

Christian Bobin   **

« Aime-moi donc... / Ne me refuse pas... » : n'est-ce pas là l'appel que nous adressons aux autres cent fois dans une journée, à l'endroit, à l'envers, à tue-tête ou dans le silence, de façon directe ou par des détours d'une infinie subtilité ?...

C'est normal : tant que nous ne nous sentons pas reconnus au plus profond de nous, malgré nos gaucheries, nos erreurs ou nos apparences, l'enfant qui est toujours en nous s'agite, demande d'être pris dans les bras, revendique son droit à la vie.

Et le paradoxe, c'est que nous avons besoin d'être accepté, reconnu pour ce que nous sommes, malgré tous nos travers, avant de consentir au fond de nous-même à changer. Nous avons tous dans nos souvenirs cet instituteur qui nous a gardé après l'école, cette serveuse au restaurant qui s'est attardée devant la facture, ce voisin de palier qui n'a pas refermé tout de suite sa porte... Cette personne avait une façon pas comme les autres de nous regarder droit dans les yeux, de nous mettre la main sur l'épaule ou juste d'être là. Qu'est-ce qui s'est donc passé, ce jour là, pour nous faire dévaler les marches quatre à quatre en sifflotant et nous faire saluer le premier passant croisé ?... Cette personne nous a fait sentir qu'elle croyait en nous, peu importent nos travers, comme si elle nous avait dit « tu es quelqu'un de sacré ».

Le jour où quelqu'un nous a manifesté que nous sommes important dans ce monde et qu'au fond de nous, nous sommes beau, simplement parce que nous existons, qu'il ne nous demande pas d'être ou de jouer à être quelqu'un d'autre pour être acceptable, tiens : on dirait qu'un noeud se dénoue très loin au fond de nous, et nous nous mettons à changer à notre insu, nous nous mettons en route d'être qui nous sommes, parce que quelqu'un l'a reconnu. Nous devenons cette fiancée qui rayonne parce qu'elle se sent aimée. Pourtant, elle est toujours la même !

Il y a là, je trouve, toute la magie de l'amour, celle du pardon, celle de l'éducation. Certains l'ont magnifiquement décrit : je pense à Jean Vanier, à Christian Bobin, ou à Kahlil Gibran, par exemple.


 

NIVEAU DE CONSCIENCE

« Quand vous ne pouvez pas prendre plaisir à ce que vous faites, vous pouvez
au moins accepter que c'est ce que vous avez à faire. Accepter veut dire
que, pour l'instant, c'est ce que cette situation et ce moment exigent que
je fasse. Alors, je le fais volontiers.

Nous avons déjà longuement parlé de l'importance de l'acceptation intérieure des évènements. L'acceptation de ce que vous avez à faire n'en est qu'un autre aspect. Par exemple, vous ne prendrez pas de plaisir à changer un pneu crevé la nuit, sous la pluie et en rase campagne. Sans parler d'enthousiasme ! Par contre, vous pouvez changer votre pneu dans une attitude d'acceptation. Quand vous posez un geste dans une attitude d'acceptation, cela signifie que vous êtes en paix pendant que vous le faites.

Superficiellement, l'acceptation peut ressembler à de la passivité. En réalité, elle est active et créative du fait qu'elle amène quelque chose d'entièrement nouveau en ce monde. Cette fréquence vibratoire subtile de paix est la conscience. Et une des façons dont elle peut se manifester en ce monde, c'est par l'action empreinte de lâcher prise, dont un des aspects est l'acceptation.

Si vous ne pouvez pas accepter ce que vous faites ni y prendre plaisir, arrêtez-vous. Sinon, cela veut dire que vous ne prenez pas la responsabilité de la seule chose dont vous pouvez vraiment prendre la responsabilité et qui est également la seule chose qui importe vraiment, c'est-à-dire votre état de conscience. Et si vous ne prenez pas la responsabilité de votre état de conscience, vous ne prenez pas non plus la responsabilité de votre vie. »

Eckhart Tolle **.

MAIS POURQUOI ?....

Comment faire face à notre avantage aux petites mises en échec de la vie, aux plus grandes aussi, comme la tristesse d'avoir perdu quelqu'un qu'on aime... ?

Ça fait mal d'avoir mal !...
D'un deuil à l'autre, pourtant, j'ai choisi de croire que ce qui m'arrive est probablement ce qui pouvait m'arriver de meilleur dans mon chemin d'évolution, malgré le fait que je ne comprenne pas les raisons sur le coup. Pourquoi ? Je me dis de plus en plus que ce qui m'arrive n'est pas sur ma route pour rien, et même que la vie a de bonnes raisons. Sans doute pour me permettre de faire l'expérience de qui je suis aujourd'hui, et pour me fournir l'occasion  un nouvel Himalaya à conquérir  qui va me permettre de devenir de plus près qui je me sens appelé à être. Dur à digérer quand même, quand on est dedans... 

Quand survient la vague émotive, suite à un événement qui me jette à terre, j'essaie de repartir en m'imprégnant de cette vision. Car si elle est vraie, d'y ajuster tout de suite mon état d'esprit est sûrement la façon la plus rapide de sortir du trou émotif, et en même temps le meilleur positionnement pour engager l'avenir. Car des décisions m'attendent et mes choix vont entraîner une série d'autres événements, d'autres conséquences. Je me dis : «Essayons qu'elles soient les plus heureuses, celles-là !... »

J'ai abordé ce thème en plus détaillé au Feuillet 15 de 'ALLUMEUR DE RÉVERBÈRES (Salut mon sort, je t'attendais !...), et j'ai proposé qu'on en laisse une trace au panorama CHEMIN DE CROÎT-SENS ((Un but de la vie

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Le site GRANDIR est édité par l'Association GRANDIR, QUÉBEC
www.grandir.levinux.org

N'hésitez pas à reproduire nos textes, en indiquant la source.
 v2007-11-22

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